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Le "Jack l'éventreur" chinois condamné à mort...

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Un tribunal a condamné vendredi à la peine de mort un tueur en série, surnommé "Jack l'éventreur", pour le viol et le meurtre atroces de 11 femmes ou filles, dont certaines avaient ensuite été démembrées.

Gao Chengyong, 53 ans, avait avoué ces crimes, commis entre 1988 et 2002 dans la province du Gansu (nord-ouest) et la région autonome de Mongolie intérieure (nord).

Un tribunal de la ville de Baiyin, dans le Gansu, l'a condamné à mort pour homicide volontaire, et à des peines moins lourdes pour viol et atteinte à l'intégrité des cadavres.

M. Gao s'en prenait à des jeunes femmes souvent vêtues de rouge, les suivant jusque chez elles pour les violer et les tuer, souvent en les égorgeant. Sa plus jeune victime avait huit ans.

Le tueur avait mutilé plusieurs femmes. Il leur avait ôté des parties du corps, dont l'appareil génital de certaines d'entre elles, avait précisé le Quotidien de la jeunesse de Pékin en 2016, lors de son interpellation.

Ce mode opératoire lui avait valu le surnom de "Jack l'éventreur chinois" dans plusieurs médias du pays, en référence au meurtrier présumé de prostituées dans l'est de Londres à la fin du XIXe siècle.

"Les motivations de l'accusé étaient ignobles, ses méthodes extrêmement cruelles, la nature de ses actes abominable", a souligné le tribunal sur son compte officiel du réseau social Weibo.

Le condamné "constitue une grave menace pour la société, un danger pressant pour autrui, et doit être sévèrement puni", selon la même source.

L'enquête policière avait piétiné pendant des années.

"Il a une perversion sexuelle et hait les femmes", avait déclaré la police en 2004, lorsqu'elle avait pour la première fois établi le lien entre les différents meurtres, offrant une récompense de 200.000 yuans (27.000 euros) pour toute information.

Gao Chengyong avait été identifié par hasard, après qu'un membre de sa famille, arrêté pour un délit mineur, ait vu son ADN prélevé par la police, avait indiqué le journal China Daily.

Les enquêteurs avaient alors noté des similitudes avec l'ADN du tueur recherché depuis 28 ans, et ordonné des tests pour des hommes de la famille.

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