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Le patron de la lutte géorgienne accusé d'une violente agression contre un de ses athlètes

Le patron de la lutte géorgienne accusé d'une violente agression contre un de ses athlètes
Le Géorgien Zurab Datunashvili victorieux en finale de la lutte gréco-romaine (75 kg) des Championnats d'Europe, à Riga en Lettonie, le 13 mars 2016Ilmars Znotins

La police géorgienne a arrêté mercredi le président de la Fédération de lutte de ce pays du Caucase, accusé d'avoir violemment agressé le double champion d'Europe Zurabi Datunashvili lors d'un tournoi début janvier.

Tamaz "Guega" Gegeshidze a été "interpellé et accusé de violence contre le sportif Zurabi Datunashvili le 11 janvier au Palais des Sports de Tbilissi", a indiqué la police géorgienne dans un communiqué.

Une vidéo diffusée à la télévision montre Tamaz Gegeshidze frapper avec un objet métallique Zurabi Datunashvili, champion d'Europe de lutte gréco-romaine en 2016 et 2017, alors que celui-ci sortait du ring. Il termine la scène avec le visage en sang.

Le lutteur de 27 ans a indiqué à la chaîne Rustavi-2 que Tamaz Gegeshidze était énervé par l'appel qu'il venait de déposer pour protester contre sa défaite en finale des championnats de Géorgie de la discipline.

Zurabi Datunashvili avait dans le passé accusé le président de la fédération géorgienne de corruption et de mauvaise gestion. S'il est reconnu coupable, Tamaz Gegeshidze risque jusqu'à un an de prison.

La lutte est un des sports les plus populaires de la Géorgie. Le chidaoba, une lutte traditionnelle géorgienne pratiquée depuis des siècles, a d'ailleurs été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco en novembre dernier.

Ancien lutteur lui-même, Tamaz Gegeshidze a aussi été garde du corps du ministre géorgien de l'Intérieur.

Le Mouvement national uni (MNU), le parti de l'ancien président aujourd'hui en exil Mikheïl Saakachvili, a aussi accusé M. Gegeshidze d'avoir participé à une violente attaque contre des dirigeants du parti en 2016.

Plusieurs responsables du parti avaient été violemment expulsés d'un bureau de vote par un groupe d'hommes, dans lequel figurait le frère de Tamaz Gegeshidze.

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