En ce moment
 

Le retrait américain risque de renforcer Moscou et Téhéran

Le retrait américain risque de renforcer Moscou et Téhéran
Russie, Syrie

(Belga) Le retrait des troupes américaines de Syrie, annoncé par le président Donald Trump, risque de renforcer l'influence de la Russie et de l'Iran dans le pays, a averti samedi la chancelière allemande Angela Merkel.

"Est-ce une bonne idée pour les Américains de se retirer soudainement et rapidement de Syrie? Cela ne renforcera-t-il pas encore la capacité de l'Iran et de la Russie d'exercer leur influence?", s'est-elle interrogée à la Conférence sur la sécurité de Munich. Le départ des troupes américaines de Syrie devrait intervenir dans les prochaines semaines, alors que le groupe Etat islamique est sur le point d'être vaincu dans son dernier réduit en Syrie. Washington demande à ses alliés au sein de la coalition internationale anti-EI de constituer une "force d'observateurs" dans le nord-est syrien, mais ses partenaires, dont Paris et Berlin, n'en n'ont pas l'intention. Vendredi à Munich, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a également prévenu que le retrait des 2.000 soldats américains de Syrie "risqu(ait) de favoriser" l'Iran, l'ennemi juré de Washington. La veille, le vice-président américain Mike Pence avait qualifié l'Iran "de plus grand danger" dans la région, lui reprochant de préparer "un nouvel Holocauste" en raison de ses ambitions régionales. Dans la foulée, il avait sommé les Européens de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, que Washington a quitté en 2018. Vendredi à Munich, le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, lui a opposé une fin de non-recevoir. Pour les Européens, l'Iran respecte cet accord qui garantit une levée de sanctions économiques en échange d'un engagement à se limiter strictement à développer une industrie nucléaire civile. (Belga)

Vos commentaires