Le secrétaire d'Etat américain n'ira pas à une réunion du G7 en France

(Belga) Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo ne participera pas à la réunion de ses homologues des principaux pays industrialisés du G7 en France en fin de semaine, une absence emblématique des tensions entre les Etats-Unis de Donald Trump et leurs plus proches alliés.

C'est le numéro deux du département d'Etat, John Sullivan, qui représentera Washington vendredi et samedi à la réunion des ministres des Affaires étrangères à Dinard, dans le nord-ouest de la France, pour préparer le sommet des chefs d'Etat prévu en août à Biarritz, autre ville de la côte Atlantique française, a annoncé mardi la diplomatie américaine dans un communiqué. Interrogé sur les raisons de l'absence de Mike Pompeo, son porte-parole Robert Palladino s'est borné à dire que le secrétaire d'Etat avait "pleinement confiance dans la capacité" de son adjoint "à défendre les intérêts de sécurité nationale de l'Amérique au sein du G7". "Les alliances transatlantiques sont plus fortes que jamais", a-t-il assuré, alors que le chef de la diplomatie américaine doit accueillir mercredi et jeudi ses homologues de l'Otan pour célébrer ses 70 ans dans la capitale des Etats-Unis. Mais le gouvernement du milliardaire républicain a souvent fait peu de cas ces deux dernières années de ses alliés traditionnels. Le sommet du G7 en 2018 au Canada s'est conclu sur un fiasco, M. Trump refusant de signer le communiqué final en raison de différends sur le commerce. Et lors de celui de l'Otan à Bruxelles, il a bousculé comme rarement les membres de l'Alliance, priés de mettre davantage la main au portefeuille en matière de dépenses militaires. L'absence de Mike Pompeo à Dinard, en Bretagne, est d'autant plus surprenante que les Etats-Unis assumeront en 2020 la présidence du G7, qui réunit également le Canada, le Japon, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et l'Italie. Son adjoint John Sullivan doit discuter avec les ministres des autres pays de "la détérioration de la situation au Venezuela, du comportement déstabilisateur de l'Iran au Moyen-Orient" ou encore "de la dénucléarisation définitive de la Corée du Nord", a précisé le département d'Etat. (Belga)

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