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Le Sénat américain confirme la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA

Le Sénat américain confirme la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA
Gina Haspel est auditionnée le 9 mai 2018 à Washington par la commission du renseignement du SénatBrendan Smialowski

Le Sénat américain a confirmé jeudi la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA, malgré son rôle controversé dans des programmes de torture après les attentats du 11-Septembre.

Mme Haspel, 61 ans dont 33 passés au sein de l'agence américaine du renseignement, était la candidate désignée par Donald Trump. Lors du vote, elle a obtenu le soutien de six élus de l'opposition démocrate pour obtenir 54 des 99 voix de la chambre haute du Congrès.

Auparavant directrice-adjointe de l'agence basée à Langley (Virginie), elle devient la première femme à la diriger, succédant à Mike Pompeo nommé secrétaire d’État.

Elle est spécialiste des opérations clandestines.

Sa candidature avait créé la polémique car elle a dirigé pendant au moins une partie de l'année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où les détenus suspectés d'appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés.

Ils ont subi des simulacres de noyade ("waterboarding"), une technique illégale selon le code militaire mais qui figurait parmi celles autorisées par le président George W. Bush après les attentats du 11-Septembre. Elles ont été définitivement bannies par son successeur Barack Obama.

Auditionnée la semaine dernière par la commission sénatoriale du Renseignement, chargée de valider sa candidature, elle avait promis que, sous sa direction, la CIA ne reprendrait pas ce programme controversé d'interrogatoires. Elle avait toutefois estimé qu'il avait fourni "des informations de valeur" pour empêcher d'autres attentats.

Elle avait également admis que "la torture ne marche pas".

Plusieurs élus, démocrates comme républicains, s'étaient inquiétés de cette nomination attendue, qui envoyait selon eux un mauvais message sur la position des Etats-Unis concernant la torture.

Mark Warner, vice-président démocrate de la commission, s'était toutefois dit convaincu qu'elle serait capable de "s'opposer au président si elle reçoit l'ordre de faire quelque chose d'illégal ou d'immoral --comme un retour à la torture".

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