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Le volcan le plus actif d'Afrique est entré en éruption (vidéo)

 
 

Le volcan Nyamulagira est entré en éruption dimanche près de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, sans représenter un danger direct pour les populations civiles, précise le Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN).

L'éruption ne représente pour l'heure "aucun danger" pour "les gorilles de montagne et les autres animaux", ont indiqué dans un communiqué commun la direction du Parc et de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Ils précisent que l'ICCN et l'Observatoire vulcanologique de Goma (OVG) vont "surveiller de près l'activité du volcan et le flux de la lave, en gardant un oeil sur Tongo, une zone au nord du volcan où vit une population de chimpanzés".

Les cendres peuvent polluer l'eau

"Selon nos instruments, le volcan est entré en éruption vers 17h00 (16h en Belgique). Il y a ouverture d'une fissure sur le flanc et une fontaine de lave accompagnée de scories, de fumée, de cendres volcaniques", a déclaré à l'AFP Dieudonné Wafula, vulcanologue et chercheur au CRSN. Les coulées "ne posent aucun problème" pour les habitations mais "les scories et les cendres volcaniques emportées par le vent vont très loin et peuvent polluer l'eau, brûler les cultures et contaminer les pâturages", a-t-il averti.

Un parc classé au patrimoine de l'humanité

Selon lui, un "grand nuage" s'est formé au-dessus du volcan, situé dans le parc national des Virunga, à environ 40 km au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Ce parc est classé au patrimoine de l'humanité par l'Unesco et abrite diverses espèces de reptiles, d'oiseaux et de mammifères, dont des gorilles de montagne et une petite population de gorilles des plaines, dont l'espèce est particulièrement menacée d'extinction.

De précédentes irruptions ont fait des dégâts

Les plus récentes éruptions du Nyamulagira, considéré comme le plus actif du continent africain, remontent à janvier 2010, mai 2004 et novembre 2006. Elles n'avaient pas touché d'habitations. Lors de l'éruption de 2010, des "problèmes sanitaires sérieux" ont été constatés à cause de la "poussière", a commenté Dieudonné Wafula, évoquant des cas de "diarhées, conjonctivites et fièvres" chez des habitants et la mort d'"animaux domestiques" (chèvres, vaches...).
 
Les éruptions peuvent durer de quelques jours à plusieurs mois, comme celle de septembre 1991, qui avait pris fin début 1993. L'activité du Nyamulagira n'aura pas d'"effet majeur" sur celle du Nyaragongo, lui aussi situé dans le parc des Virunga, selon le parc et l'ICCN.
 
En janvier 2002, une coulée de lave du Nyaragongo avait détruit Goma à 80% et tué 147 personnes.
 




 

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