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Les adolescents chiliens sous le charme de la K-pop coréenne

La musique pop sud-coréenne, ou K-pop, a traversé la planète pour conquérir les adolescents du Chili, qui sont des milliers à accourir, hystériques, à chacun des rares concerts des stars asiatiques.

"Cela fait six ans que j'attends que Kim Hyun Joong vienne au Chili. J'adore comment il chante, comment il danse, ses chansons, c'est pourquoi je suis venue le voir", raconte à l'AFP Cristal Escobar, 16 ans, qui a fait 550 kilomètres depuis sa ville de Concepcion (sud).

Kim Hyun Joong, leader du groupe SS501, a récemment donné un concert à Santiago, pour le plus grand bonheur des près de 3.000 fans qui se sont précipités de tout le pays.

La plupart des adolescents sont venus escortés par leurs parents.

"Moi j'accompagne ma fille à tous les concerts", confie Katy Venegas, qui a fait le voyage depuis le sud du Chili "par amour pour (sa) fille, son fanatisme est devenu une affaire de famille".

L'an dernier, le concert d'un autre groupe de K-pop, BTS, avait attiré 12.000 fans chiliens. Les organisateurs n'avaient même pas pris la peine de faire de la publicité car les tickets ont été tous vendus en moins de deux heures.

La K-popmania est née du succès mondial du tube Gangnam Style en 2012, du rappeur sud-coréen PSY - l'une des chansons les plus écoutées de l'Histoire -, qui a incité de nombreuses radios chiliennes à créer des programmes consacrés à ce genre musical.

La mode a aussi donné naissance à des groupes chiliens de K-pop, comme Rough Bunnies, créé après l'énorme déception suscitée par l'annulation du concert au Chili du boys band BAP (Best Absolute Perfect) en 2014.

"On a commencé par s'appeler BPT (Babes Perfect Tribute) mais on n'était pas complètement convaincus et ça sonnait un peu ridicule", confie à l'AFP Tamara, la leader du groupe.

"On a commencé à chercher un nouveau nom et on a trouvé +Rough Bunnies+, qui sonne mieux en anglais qu'en espagnol".

Youtube et les autres réseaux sociaux restent le principal canal de diffusion de cette musique qui mêle rythmes cadencés et musique électronique, le tout accompagné de chorégraphies minutieusement élaborées.

Dans les parcs de Santiago, il n'est pas rare de croiser des groupes d'adolescents s'entraînant à danser, avec l'espoir de remporter le K-Pop World Festival, organisé chaque année par l'ambassade de Corée du Sud: le gagnant décroche une place en finale dans le pays asiatique.

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