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Les allocations logement réduisent de moitié la charge des plus pauvres

Les allocations logement réduisent de moitié la charge des plus pauvres
Les allocations logement - dont les APL abaissées de 5 euros au début du quinquennat - réduisent de moitié la dépense de logement des bénéficiaires de minima sociauxPhilippe HUGUEN

Les allocations logement - dont les APL abaissées de 5 euros au début du quinquennat - réduisent de moitié la dépense de logement des bénéficiaires de minima sociaux, selon la Drees.

Avant versement des aides au logement, les bénéficiaires de minima sociaux (RSA, allocation de solidarité spécifique, allocation adulte handicapé et minimum vieillesse) affectent 46% de leurs dépenses au logement, une part exorbitante par rapport à l'ensemble des ménages (23%), révèle une étude des services statistiques des ministères sociaux publiée mercredi.

Après versement des allocations logement (APL, ALS, ALF) versées par la Caisse nationale des allocations familiales et la Mutualité sociale agricole, l'écart entre les bénéficiaires de minima sociaux et les ménages n'est plus que de 4 points (25% contre 21%).

Les allocations logement ont pour objectif d'aider les personnes aux revenus modestes à faire face à leurs dépenses de logement.

Trois bénéficiaires de revenus minima garantis sur quatre perçoivent des allocations logement.

En 2012, 77% des bénéficiaires de minima sociaux ont perçu des allocations logement, contre 17% de l'ensemble des ménages en 2013, pour un montant mensuel moyen de 290 euros contre 220 euros.

Les allocations logement réduisent donc fortement les inégalités d'effort financier pour se loger. Leur apport est d'autant plus précieux que le coût du logement est une dépense "difficilement compressible", note l'étude.

Les écarts en terme de montants des dépenses de logement entre les plus pauvres et l'ensemble des ménages sont faibles: la moitié des ménages dépensent au moins 540 euros par mois pour se loger, tandis que la moitié des bénéficiaires de minima sociaux dépensent au moins 550 euros.

En revanche, les écarts de revenus entre les deux populations font que les plus pauvres consentent un effort proportionnellement nettement plus important.

A l'été 2017, les premiers temps du quinquennat avaient été marqués par la décision d'abaisser de cinq euros par mois les APL pour 6,5 millions de ménages bénéficiaires, sans distinction.

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