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Les dernières déclarations controversées de Bolsonaro

Les dernières déclarations controversées de Bolsonaro
Le président brésilien Jair Bolsonaro avant le coup d'envoi de la finale de la Copa America entre le Brésil et le Pérou au stade Maracana de Rio de Janeiro, le 7 juillet 2019MAURO PIMENTEL

Depuis plusieurs semaines, le président brésilien Jair Bolsonaro défraye régulièrement la chronique avec des déclarations controversées, notamment au sujet de l'environnement et des droits de l'homme.

Voici un florilège des récents dérapages verbaux du président d'extrême droite.

Amazonie

"Si toute cette dévastation dont vous nous accusez était réelle, la forêt amazonienne serait déjà un grand désert" (19/07).

"Nous avons la sensation que les données (sur la déforestation) fournies à la presse ne correspondent pas à la réalité, qu'elles sont au service des ONG" (19/07).

Les données de l'Institut national de recherche spatiale (INPE) faisaient état d'une augmentation de 88% de la déforestation en Amazonie en juin, par rapport au même mois de 2018.

Pour le chef de l'Etat brésilien, l'écologie "n'intéresse que les végans" (27/07).

Faim

"Dire que des gens ont faim au Brésil, c'est un grand mensonge (...) On ne voit pas des pauvres dans la rue avec un physique squelettique comme c'est le cas dans d'autres pays" (19/07).

Des propos nuancés quelques heures plus tard: "Les Brésiliens mangent mal. Certains ont faim. Mais c'est inacceptable, dans un pays aussi riche que le nôtre".

Droits de l'homme et dictature militaire

"Si un jour il veut savoir comment son père a disparu durant le régime militaire, je lui raconte, mais il ne va pas vouloir entendre la vérité (...). Ce ne sont pas des militaires qui l'ont tué. C'est facile de culpabiliser sans cesse les militaires" (29/7). M. Bolsonaro faisait référence au père de Felipe Santa Cruz, le président de l'Ordre des avocats du Brésil (OAB), le barreau brésilien, disparu sous le régime militaire (1964-1985), insinuant qu'il avait été tué par des membres d'un groupe armé de gauche auquel il appartenait.

Liberté de la presse

"C'est un petit malin. Pour éviter tout problème, il se marie avec un autre petit malin et adopte des enfants ici au Brésil (...). Il ira peut-être en taule, mais il ne sera pas expulsé du pays" (27/7), au sujet du journaliste américain Glenn Greenwald, cofondateur du site d'investigation The Intercept Brasil. Le site a révélé des messages compromettants qui seraient issus de conversations privées entre le ministre de la Justice Sergio Moro, à l'époque où il était juge anti-corruption, et des procureurs.

Culture

"Je ne peux pas admettre qu'on fasse des films comme +Bruna Surfistinha+ avec de l'argent public" (17/7), au sujet d'un long métrage à succès de 2011 qui raconte l'histoire d'une célèbre prostituée.

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