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Les élues démocrates dans le viseur de Trump cibles de nouvelles attaques

Les élues démocrates dans le viseur de Trump cibles de nouvelles attaques
Conférence de presse commune des quatre élues démocrates mises en cause par Donald Trump, le 15 juillet 2019 à Washington: Ilhan Omar, Alexandria Ocasio-Cortez, Rashida Tlaib, Ayanna Pressley (de gauBrendan Smialowski

Donald Trump a affirmé lundi ne pas attiser les "tensions raciales" aux Etats-Unis avec ses attaques répétées contre des élues démocrates issues des minorités, alors que se multiplient les menaces contre les quatre femmes.

"Non, il n'y a pas de tension raciale", a assuré le président américain à la presse, en accusant à nouveau ces élues de "ne pas aimer" les Etats-Unis.

Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan) font l'objet depuis une dizaine de jours d'attaques quotidiennes de Donald Trump, qui les a appelées à "retourner" d'où "elles viennent".

Les démocrates ont dénoncé des propos "racistes" et plusieurs dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel, les ont réprouvés.

Mercredi, un meeting du milliardaire --qui brigue sa réélection en 2020-- avait suscité un nouveau tollé: ses partisans ont scandé "Renvoyez-la! Renvoyez-la!" à l'encontre spécifiquement d'Ilhan Omar, la seule des quatre à être née à l'étranger, en Somalie.

D'autres incidents ont été enregistrés depuis.

Un policier de Louisiane a notamment suggéré dans un message sur Facebook de tirer sur la jeune star du parti démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez, qualifiée de "méchante idiote".

Il a été démis de ses fonctions, a annoncé lundi lors d'une conférence de presse le chef de la police de Gretna, Arthur Lawson, évoquant le "honte" jetée sur son équipe par l'agent concerné.

Un autre policier a été licencié pour avoir "aimé" sur Facebook le message de son collègue.

Une association de républicains de l'Illinois a quant à elle brièvement publié sur les réseaux sociaux un photomontage des quatre femmes, dont deux en armes, titré "la brigade du jihad".

Son président Mark Shaw a critiqué une "publication non autorisée", tout en reprenant les critiques du président sur les positions très à gauche des quatre parlementaires.

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