Les ex-agents secrets soupçonnés de trahison étaient "très probablement" en service

Les ex-agents secrets soupçonnés de trahison étaient
La ministre de la Défense Florence Parly à l'Elysée le 23 mai 2018ludovic MARIN
Chine

Les deux ex-agents secrets français accusés de trahison au profit d'une puissance étrangère étaient "très probablement" en service au moment des faits reprochés, a déclaré vendredi la ministre de la Défense Florence Parly, refusant de dire pour quel pays ils auraient travaillé.

Ils "ont été accusés de faits graves susceptibles d'être qualifés de faits de trahison pour avoir été susceptés de livrer des infos à une puissance étrangère", a déclaré la ministre sur la télévision CNews.

"Je ne peux pas en dire beaucoup plus", a-t-elle prévenu, ajoutant que les agents étaient à la retraite.

Interrogée spécifiquement, elle a refusé de dire au profit de quel pays ils auraient agi, alors que selon des informations de presse, il s'agit de la Chine.

De même, elle a refusé de dire quelles informations auraient pu être transmises, au lendemain de la révélation de cette importante affaire d'agents doubles.

"C'est la justice qui est en charge", a déclaré la ministre, ajoutant que ces informations sont "susceptibles de mettre en cause la sécurité de l'Etat".

Deux ex-agents des services secrets français, la DGSE, et l'un des conjoints de ces agents ont été mis en examen en décembre pour intelligence avec une puissance étrangère, ont annoncé jeudi soir des sources judiciaire et gouvernementale françaises.

Selon l'émission de télévision Le Quotidien et le journal Le Monde, les ex-agents auraient été retournés par la Chine. Au moins l'un d'entre eux travaillait à Pékin au moment des faits.

La ministre a par ailleurs déclaré que c'était la DGSE qui a saisi elle-même la justice. Selon le ministère des Armées, c'est ce service qui a découvert l'affaire. Et selon une source judiciaire c'est la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui a mené l'enquête.

Vos commentaires