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Les négociations commerciales avec la Chine restent sur les rails, affirme la Maison Blanche

Les négociations commerciales avec la Chine restent sur les rails, affirme la Maison Blanche
Larry Kudlow, principal conseiller économique du président Donald Trump, à Washington le 27 novembre 2018NICHOLAS KAMM
Chine

Les négociations avec la Chine, qui doivent tenter de mettre un terme à la guerre commerciale qui oppose Washington et Pékin, sont toujours sur les rails, a affirmé mardi la Maison Blanche, tenant à rassurer des marchés très nerveux.

Larry Kudlow, l'un des principaux conseillers économiques du président Donald Trump, a formellement démenti des informations du Financial Times et de son ancien employeur la chaîne CNBC, qui affirmaient que l'administration américaine avait refusé de tenir des réunions avec des émissaires chinois à Washington cette semaine.

Selon ces médias, ces réunions devaient préparer le terrain à la venue dans la capitale américaine du vice-Premier ministre chinois Liu He, négociateur commercial en chef de Pékin, les 30 et 31 janvier.

"Aucune annulation, aucune, zéro!", a martelé M. Kudlow, quelques minutes avant la clôture de Wall Street, sur CNBC.

Le démenti n'a pas suffit à renverser réellement la tendance sur des marchés rendus très nerveux par la guerre commerciale entre les deux premières économies du monde mais aussi par les inquiétudes liées à la santé de l'économie mondiale en général.

"Ces informations sont fausses, il n'y a jamais eu de meeting prévu", a insisté M. Kudlow, soulignant que "la grande réunion, celle que tout le monde prépare, sera celle avec le vice-Premier ministre Liu He".

Celui-ci négociera en particulier avec Robert Lighthizer, le représentant américain au commerce, en charge des négociations commerciales internationales.

- Absence d'avancée? -

Côté chinois, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a indiqué mercredi lors d'un point presse régulier n'avoir pas eu vent du moindre changement. "Les deux parties maintiennent leur communication sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines", a-t-elle déclaré.

"Ces rencontres à la fin du mois, dont je pense personnellement qu'elles seront très, très importantes, vont déterminer l'avenir et les progrès que nous pouvons faire", a insisté Larry Kudlow.

Le temps presse pour un accord.

Après une rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping le 1er décembre à Buenos Aires, le président américain a accepté une trêve de trois mois dans l'imposition des tarifs douaniers punitifs qu'il a mis en oeuvre depuis le printemps.

La pause doit permettre aux deux parties de trouver un accord pour réduire le déficit commercial qui fait enrager M. Trump mais aussi des pratiques jugées "déloyales" par les Américains, comme le transfert supposé forcé de technologie ou le non-respect de la propriété intellectuelle.

C'est l'absence d'avancée sur ces deux derniers dossiers, bien plus complexes que le rééquilibrage des échanges commerciaux qui, selon le Financial Times et CNBC, avait amené l'administration Trump à annuler les rencontres préparatoires de cette semaine.

Le conseiller du président n'a pas voulu entrer dans les détails "des discussions exhaustives" estimant que cette négociation avec la Chine était "la plus large et la plus en profondeur jamais menée" par les deux pays.

- 'Très compliqué' -

Il a reconnu que "c'était très compliqué" et a insisté sur le fait que pour obtenir un accord qui soit dans l'intérêt des Etats-Unis, il "fallait régler les problèmes de vol de propriété intellectuelle et les transferts forcés de technologie, le fait que les Américains ne pouvaient être propriétaires de leur propres entreprises en Chine, les cyber-interférences avec différentes sociétés tout comme des questions de barrières douanières et non-douanières".

"C'est au président de décider ce qui est acceptable ou ce qui ne l'est pas", a affirmé M. Kudlow, insistant beaucoup sur la nécessité de pouvoir vérifier l'application d'un éventuel accord. "La mise en oeuvre est absolument cruciale pour cet accord", avec des dates butoir ou encore un calendrier, selon lui.

"Est-ce que cela sera résolu à la fin du mois ? Je ne sais pas et je n'aurais pas l'audace de faire une prédiction mais je veux que les gens sachent à quel point il est important que ce soit sur la table."

Donald Trump a menacé de faire passer de 10% à 25% les tarifs douaniers sur des produits chinois représentant 200 milliards de dollars d'importations annuelles si aucun accord n'était trouvé au 1er mars.

Le président américain a laissé entendre à plusieurs reprises qu'il se voyait en position de force face à une Chine dont l'économie a fortement ralenti.

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