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Les performances marquantes des Grammy Awards

A chaque édition, les Grammys apportent leur lot de performances. Certaines sont mémorables, d'autres déplorables. Cette année, pour la 61e cérémonie de ces grandes récompenses de la musique américaine, ce sont les femmes qui ont volé la vedette.

- Cardi B, la provoc' -

Avant de remporter le Grammy du meilleur album rap, l'artiste new-yorkaise est montée sur scène pour interpréter son tube "Money" dans un style vamp.

Accompagnée d'une pianiste et de chanteuses, elle a multiplié, comme à son habitude, les poses lascives pour chanter son amour de l'argent, du pouvoir et du sexe dans un show aux influences très Las Vegas qui lui a même permis d'imiter la roue du paon.

Dans un autre genre, la chanteuse R&B Janelle Monae, féministe revendiquée, a chanté son morceau "Make Me Feel" en demandant au public de "laisser le vagin faire son monologue".

- Lady Gaga, la diva -

Dans une combinaison en diamants, Lady Gaga a interprété une version rock hyper vitaminée de "Shallow", la ballade romantique enregistrée avec Bradley Cooper pour le film "A Star Is Born", pour laquelle elle a reçu deux récompenses pendant la soirée.

Cette version toute en énergie et en émotions lui a permis de montrer l'étendue de ses talents d'interprète.

- Alicia Keys, la maestro -

Faire du piano, c'est apparemment trop facile pour Alicia Keys. La star de la pop et du R&B qui, forte de ses 15 Grammys durant sa carrière, animait la soirée, a donc décidé pendant sa performance de jouer sur deux pianos en même temps.

Confortablement installée dans un décor de bar appelé "Club Keys", elle a interprété un medley des plus grands tubes de la chanson anglophone, de Nat King Cole à Drake, en passant par Lauryn Hill et Coldplay.

Un mélange des morceaux qu'elle aurait "aimé avoir composés", a-t-elle expliqué. Le tout s'est terminé sur un morceau qu'elle a en revanche bien écrit: son tube "Empire State of Mind" avec le rappeur new-yorkais Jay-Z.

- Jennifer Lopez, les classiques -

A 49 ans, Jlo a montré qu'elle n'avait rien perdu de sa forme. Chargée de chanter - et de faire vivre - une flopée de classiques de la Motown, mythique label de soul et de rhythm and blues américain, la star a tout donné, dansant et s'époumonant pour le plus grand plaisir du Staples Center.

"Papa Was a Rollin' Stone", "Please Mr. Postman", "My Girl"... A l'aide d'invités comme Alicia Keys, Ne-Yo ou Smokey Robinson et au milieu de ses danseurs, la chanteuse d'origine portoricaine a visiblement pris un grand plaisir à revisiter les grands morceaux de la musique noire américaine.

- Travis Scott, l'énergie -

La performance masculine la plus notable a surement été celle de Travis Scott - l'alliance entre les rockeurs des Red Hot Chili Peppers et le rappeur Post Malone étant à oublier.

Une semaine après sa courte apparition à la mi-temps du Super Bowl, le rappeur de Houston a livré un show agressif et énergique qui a eu l'effet d'une bonne injection d'adrénaline dans la cérémonie des Grammys.

Enfermé dans une cage, il a rappé devant un parterre de fans en furie dans lequel il a fini par se jeter comme toute star qui se respecte.

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