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Les rangs djihadistes comptent de plus en plus de femmes: "Souvent ce sont elles qui portent la culotte"

Les rangs djihadistes comptent de plus en plus de femmes:
 
 

On parle souvent des terroristes au masculin, mais à la lumière des dernières arrestations en France, on découvre qu'il y a aussi des femmes radicalisées qui aident ou fomentent des attaques, et qui sont tout aussi déterminées que les hommes. Ce genre de profil existe aussi chez nous. Le reportage d'Emmanuel Dupond et Gaetan Lilon.

Des femmes radicalisées sont prêtes à combattre pour l'Etat islamique. Sur internet, les exemples se succèdent. Hayat Boumedienne, la veuve d'Amédy Coulibaly, l'auteur de l'attentat de l'Hyper Cacher, s'affichait une arme à la main. Elle serait actuellement en Syrie.

Même profil pour Hasna Aït Boulahcen, la cousine de l'un des terroristes du 13 novembre, morte dans l'assaut de Saint-Denis.

Ces femmes guerrières ont vraisemblablement inspiré Ines Madani, la jeune femme de 19 ans arrêtée jeudi dans l'Essonne. Elle projetait un attentat contre plusieurs gares du pays, et faisait partie d'un commando de femmes. "Un commando terroriste composé de jeunes femmes totalement réceptives à l'idéologie mortifère de Daesh a été démantelé", annonçait alors le procureur parisien de la république, François Molins.


"Elles sont très fortes"

Les femmes ne seraient donc plus confinées au rôle d'épouses de combattants de l'Etat islamique. Elles seraient de plus en plus actives au sein de l'organisation terroriste, même si leur rôle reste pour l'instant limité. Selon certains spécialistes, l'image de la femme soumise serait dépassée. "Dans le cas de l'islam radical, une femme a beaucoup de droits. Elles sont très fortes. Souvent ce sont elles qui portent la culotte, déjà à domicile mais aussi d'un point de vue religieux, elles sont beaucoup plus doctes que leurs époux", explique Mathieu Suc, auteur du livre 'Femmes de djihadistes'.


La première femme occidentale djihadiste est Belge

Des femmes dans le rôle de combattants: c'est une première en France, mais pas dans les terres du djihad. La première jeune occidentale convertie à l'islamisme radical s'appelle Muriel Degauque. Elle est Belge et s'est fait exploser en novembre 2005 en Irak.

Chez nous, Malika El Aroud, l'épouse de l'un des assassins du commandant Massoud a été une figure emblématique du terrorisme sur le plan international. En Belgique, on estime que sur les 600 candidats au djihad inscrits dans la banque de données, moins de 10% sont des femmes.




 

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