Les talibans kidnappent 43 Afghans employés à la construction d'une route

Les talibans kidnappent 43 Afghans employés à la construction d'une route
Des policiers afghans dans le district de Spin Boldak, dans le sud de l'Afghanistan à la frontière avec le Pakistan, le 5 mai 2017JAVED TANVEER

Les talibans ont kidnappé 43 personnes employées à la construction d'une route lors d'une attaque dans le sud de l'Afghanistan qui a également tué quatre policiers, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Les insurgés ont mené un raid dans la nuit de jeudi à vendredi contre un camp où dormaient ces travailleurs dans le district de Spin Boldak, frontalier avec le Pakistan, a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouverneur de la province de Kandahar, Dawood Ahmadi.

Parmi les 43 personnes enlevées figuraient des techniciens, des cuisiniers et des chauffeurs. Quatre policiers ont été tués et un autre blessé dans des échanges de tirs avec les assaillants, a-t-il ajouté.

Un employé de cette entreprise afghane de BTP a confirmé le kidnapping de 43 salariés.

Les talibans ont revendiqué l'attaque, mais ont déclaré à l'AFP que leur cible était initialement un check-point tenu par la police.

Quand les policiers se sont enfuis dans le camp où les travailleurs dormaient, ils ont décidé de kidnapper "beaucoup" de monde, incapables de différencier les uns des autres, ont-ils précisé.

Au moins huit membres d'une milice pro-gouvernementale ont par ailleurs été tués et six autres blessés dans un affrontement avec les talibans dans l'ouest du pays, selon le porte-parole du gouverneur de la province de Badghis, Naqibullah Amini.

D'après le chef du conseil provincial de Badghis Abdul Aziz Beg, 16 insurgés ont péri dans les combats.

Dix-sept années après qu'une coalition internationale les a chassés du pouvoir en octobre 2001, à la suite des attentats du 11 septembre, les talibans ont décrété un cessez-le-feu inédit avec les forces afghanes, qui a couru de vendredi à dimanche dernier.

Le président Ashraf Ghani avait de son côté décidé d'une interruption des combats d'une semaine démarrant mardi dernier.

Le chef de l'Etat a annoncé samedi une prolongation de dix jours du cessez-le-feu. Les insurgés ont fait savoir dimanche qu'ils ne souhaitaient pas s'aligner.

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