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Les trolls russes parlaient aussi de vaccins sur Twitter, selon une étude

Les trolls russes parlaient aussi de vaccins sur Twitter, selon une étude
La plupart des comptes tweeter concernés ont été fermésNICOLAS ASFOURI
Internet, Russie

Les trolls et "bots" russes sur Twitter ont tenté de semer la discorde non seulement au sein de la politique américaine mais aussi sur le thème sensible des vaccins, bien qu'à un degré moindre, selon une étude rétrospective de chercheurs américains.

"Saviez-vous qu'il y avait une base de données secrète du gouvernement sur les enfants abîmés par les vaccins?" est l'un de ces tweets, accompagnés du mot-clé #VaccinateUS.

Les chercheurs, venant de l'Université George Washington, de l'Université du Maryland et de Johns Hopkins, se sont intéressés à la fréquence avec laquelle les vaccins étaient mentionnés par des comptes suspectés d'être des "bots" (des comptes automatisés) ou des comptes liés aux officines de désinformation russes, notamment la notoire Internet Research Agency, à qui une vaste opération de propagande sur internet pendant la campagne présidentielle américaine a été attribuée.

Ils n'ont pas trouvé beaucoup de tweets sur les vaccins, parmi l'échantillon de 1,8 million de tweets examinés, sur une période allant de juillet 2014 à septembre 2017. Seuls 253 messages contenaient #VaccinateUS, par exemple.

Mais l'étude montre que "les communications de santé sont devenues des armes: les sujets de santé publique comme la vaccination font partie des tentatives de désinformation par des puissances étrangères", avertissent les auteurs de l'étude, publiée jeudi dans la revue American Journal of Public Health.

Comme pour d'autres thèmes controversés en politique (armes, immigration, religion...), les messages se divisaient à peu près également entre pro et anti-vaccins. Cela correspond à la stratégie des trolls russes de "promouvoir la discorde" au sein de la société américaine, notent les experts.

Nombre des comptes associés à l'Internet Research Agency russe ont été identifiés depuis la campagne présidentielle de 2016, soit par les réseaux sociaux, soit par le Congrès. La plupart ont été fermés. La liste de comptes russes examinée par cette équipe avait été fournie notamment par la chaîne américaine NBC.

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