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Libération sous caution d'un critique du président zambien

Libération sous caution d'un critique du président zambien
L'ancien ministre Chishimba Kambwili, l'un des critiques les plus virulents du président zambien Edgar Lungu, à son arrivée au tribunal le 28 mars 2018 à LusakaDAWOOD SALIM

Un tribunal zambien a libéré sous caution mardi un critique du président Edgar Lungu inculpé pour avoir dit à un Indien travaillant en Zambie qu'il volait des emplois aux locaux.

Chishimba Kambwili, ancien ministre de l'Information et actuellement député au sein du parti au pouvoir, le Front patriotique (FP), sera jugé le 8 avril pour avoir exprimé de la haine, de la dérision ou du mépris envers une personne en raison de sa race ou de son origine. Il est accusé d'avoir dit à un Indien, Rajesh Kumar Verma, que son travail devait être réservé à des Zambiens.

Un clip censé montrer l'incident survenu le 19 février est devenu viral sur les médias sociaux.

"Je nie l'accusation", a déclaré M. Kambwili au magistrat Humphrey Chitalu dans une salle d'audience où avaient pris place un grand nombre de ses partisans et aussi des opposants, dont le chef du principal parti d'opposition, le Parti uni pour le développement national (UNDP), Hakainde Hichilema.

Le député a dû verser une caution équivalente à 200 dollars.

"Nous voulons sauver ce pays des voleurs, des escrocs. (...) Ces emplois ne sont pas destinés aux étrangers mais aux Zambiens", a déclaré M. Kambwili à l'extérieur du tribunal. "Comment pouvez-vous permettre à un étranger d'obtenir des emplois destinés aux Zambiens ? Honte à toi Lungu", a-t-il lancé à l'adresse du président zambien.

S'il est reconnu coupable, il risque jusqu'à deux ans d'emprisonnement.

M. Kambwili est un des adversaires les plus résolus du président zambien et de son gouvernement dont il n'a de cesse de dénoncer la corruption.

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