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Libye: réouverture d'un important champ pétrolier après trois mois de blocage

(Belga) La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé lundi soir la réouverture d'un des plus importants champs pétroliers en Libye, bloqué depuis décembre par un groupe armé.

La NOC a annoncé sur son site internet la levée de la "force majeure" dans le champ d'al-Charara, géré par la compagnie Akakus, une joint-venture entre la NOC, l'espagnol Repsol, le français Total, l'autrichien OMV et le norvégien Statoil. Invoqué dans des circonstances exceptionnelles, l'état de force majeure permet une exonération de la responsabilité de la compagnie en cas de non-respect des contrats de livraison de pétrole. Il avait été déclaré en décembre 2018 dans ce champ pétrolier situé dans la région d'Oubari (environ 900 km au sud de Tripoli) qui produit 315.000 barils par jour, sur une production globale libyenne de plus d'un million de b/j, selon la compagnie. La production "devrait reprendre dans les prochaines heures", a précisé la NOC qui a déploré des pertes d'1,8 milliard de dollars à cause de la fermeture du champ depuis décembre. La compagnie a indiqué avoir décidé sa réouverture après le départ des miliciens qui occupaient le site et après avoir été assurée que "la sécurité y a été rétablie". "Cet épisode coûteux souligne combien il est important que la NOC reste indépendante et ne soit pas victime d'extorsion, ni d'incursion armée", a déclaré le patron de la NOC, Mustafa Sanalla. Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est dirigée par deux entités rivales: le Gouvernement d'union nationale (GNA, basé à Tripoli) et reconnu par la communauté internationale, et un cabinet parallèle installé dans l'est et soutenu par le puissant maréchal Khalifa Haftar. Les forces de ce dernier s'était emparées début février sans combats du champ al-Charara dans le cadre d'une opération militaire dan le sud du pays. Elles ont annoncé plus tard qu'elles remettaient la gestion du site à la NOC, l'appelant à plusieurs reprises à reprendre la production, ce qu'avait refusé M. Sanalla avant le départ des groupes armés du site. (Belga)

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