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M6 profite de bonnes recettes publicitaires et de l'intégration de RTL

M6 profite de bonnes recettes publicitaires et de l'intégration de RTL
M6, qui a dégagé des recettes publicitaires supérieures aux attentes et bénéficié de l'intégration des radios RTL en 2017, veut continuer à investir dans ses programmes pour réduire l'écart avec son LIONEL BONAVENTURE

M6, qui a dégagé des recettes publicitaires supérieures aux attentes et bénéficié de l'intégration des radios RTL en 2017, veut continuer à investir dans ses programmes pour réduire l'écart avec son concurrent TF1.

Le groupe de télévision a publié mardi un bénéfice net de 158,4 millions d'euros pour 2017, en hausse de 3,7% sur un an.

Son résultat opérationnel courant (Ebita) s'établit à 248,7 millions d'euros, en progression de 1,3%. Et sa marge opérationnelle atteint 17,9%, toujours supérieure à celle de ses pairs, notamment TF1 (8,7% en 2017).

Pour 2018, la société contrôlée à plus de 48% par RTL Group annonce qu'elle augmentera ses investissements dans ses programmes (portés à 461,2 millions d'euros l'an dernier) pour voir ses audiences et sa part de marché progresser.

"2017 a été une bonne année", a résumé Nicolas de Tavernost, le président du directoire du groupe au cours d'une conférence téléphonique.

Il s'est félicité d'avoir signé des accords de distribution de ses chaînes payantes et gratuites avec les diffuseurs Orange, Altice-SFR, Bouygues Telecom et Canal+, qui vont apporter de nouveaux revenus. Seul le contrat avec Free est encore en négociation.

"Nous avons amélioré la rémunération de nos chaînes et services gratuits de l'ordre de 40%", a-t-il noté.

- Paris Première restera payante -

Grâce à ces nouveaux contrats qui incluent aussi une rémunération qu'il juge satisfaisante pour ses chaînes payantes, M6 renonce à demander le passage en gratuit de sa chaîne Paris Première

En terme d'audience, "nous nous rapprochons de plus en plus de TF1", a souligné le directeur financier Jérôme Lefébure.

Sur l'ensemble de l'année, les chaînes du groupe M6 ont vu leur audience céder un peu de terrain à 13,8% (-0,3 point), même si sur la cible préférée des annonceurs, les femmes de moins de 50 ans, l'audience reste quasi stable (+0,1 point à 22,3%).

M6 a vu sa part de marché publicitaire brute gagner un point à 25,5%, surtout aux dépens des chaînes du groupe Canal+ (Vivendi) puisque TF1 s'est aussi félicité d'une progression de sa part de marché en présentant ses résultats annuels.

Le groupe M6 affiche sur l'année une hausse de 8,5% de son chiffre d'affaires à 1,387 milliard d'euros (+4,6% pour les revenus publicitaires de ses chaînes gratuites), une performance supérieure aux attentes des analystes interrogés par Factset.

Sur le seul quatrième trimestre, le groupe a vu les recettes publicitaires de ses chaînes gratuites progresser de 6,4% malgré des audiences défavorables en décembre (et aussi en janvier).

Alors que TF1 dénonce une course aux volumes et accuse à demi-mots son concurrent de casser les prix, M6 répond qu'il optimise la diffusion des publicités entre ses différentes chaînes et profite d'une grille de programmes plus flexible.

D'octobre à décembre, le chiffre d'affaires du groupe a gagné 21,8% à 371,5 millions d'euros, profitant de la contribution de 55 millions d'euros du pôle radio RTL qu'il a commencé à intégrer dans ses comptes.

- Investissements dans les programmes -

En ce qui concerne les activités autres que son coeur de métier, le pôle Production et Droits audiovisuels voit son activité progresser de 4,2%, pour un Ebita quasi stable à 8 millions d'euros.

Le pôle diversifications affiche un chiffre d'affaires en progression de 2,6% à 333,3 millions d'euros mais s'avère moins rentable que l'activité de télévision.

Le club de football des Girondins de Bordeaux a pour sa part réduit ses pertes à 4,9 millions d'euros sur l'année après une hausse de son chiffre d'affaires de 8,5% à 62,8 millions.

En terme de perspectives, M6 indique qu'il continuera son processus d'intégration de RTL Radio cette année et rappelle son objectif "de générer 6 millions d'euros de synergies en coûts et en revenus sur les 18 millions récurrents attendus à l'horizon 2020".

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