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Macron juge "inacceptables" les cas de pères séparés de leurs enfants au Japon

Macron juge
Emmanuel Macron s'exprime lors de sa visite du musée des sciences émergentes et de l'innovation de Miraikan à Tokyo, le 27 juin 2019ludovic MARIN

Le président français Emmanuel Macron s'est engagé jeudi à Tokyo à agir en faveur de pères français séparés de leurs conjointes japonaises et qui n'ont plus du tout accès à leurs enfants, jugeant ces situations "inacceptables".

"Il y a un droit japonais, qui est très différent du nôtre, mais il y a des situations de détresse qui sont absolument inacceptables", a déclaré le président aux journalistes au lendemain d'un entretien avec trois de ces pères dont les épouses sont parties avec les enfants.

"J'ai pu en effet entendre ces pères. On ne peut pas laisser certains de nos compatriotes vivre dans cette situation, et je crois que les droits fondamentaux des enfants et les leurs en tant que parents doivent être défendus", a-t-il insisté promettant de "travailler de façon constructive avec les services consulaires et la justice japonaise".

"On fera tout pour être aux côtés de ces pères", a-t-il assuré précisant avoir évoqué ce problème avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

De nombreux étrangers divorcés ou séparés se battent depuis des mois ou des années pour tenter de voir ou récupérer leurs fils et filles avec lesquels leur mère japonaise (ou père parfois) a soudainement quitté le foyer.

Souvent, la justice nippone valide le fait accompli, car en cas de divorce, l'autorité parentale n'est confiée qu'à l'un des deux parents, le code de la famille japonais ne reconnaissant pas l'autorité parentale partagée.

Par ailleurs, le président a promis de "continuer à mettre la pression" pour résoudre le mystère de la Française Tiphaine Véron dont on n'est sans nouvelles depuis le tout début d'un séjour à Nikko (nord-est du Japon) il y a près d'un an.

"Aujourd'hui, la grande difficulté est qu'il s'agit d'une disparition qui n'est pas élucidée, nous n'avons le début d'aucune trace, d'aucun soupçon, donc nous allons poursuivre ce travail" de coopération avec la justice et la police japonaise, a-t-il expliqué à la presse au 2e jour de sa visite officielle à Tokyo.

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