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Malaisie: le procès des deux meurtrières présumées de Kim Jong Nam reporté à mars

Malaisie: le procès des deux meurtrières présumées de Kim Jong Nam reporté à mars
L'Indonésienne Siti Aisyah (c) et la Vietnamienne Doan Thi Huong (c, en haut), meurtrières présumées de Kim Jong Nam, escortées par la police malaisienne à la sortie du tribunal de Shah Alam, le 14 dMohd RASFAN

Le procès des deux femmes accusées d'avoir assassiné le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a été à nouveau repoussé, et devrait reprendre en mars, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Siti Aisyah, originaire d'Indonésie, et Doan Thi Huong, du Vietnam, sont accusées d'avoir tué Kim Jong Nam en lui jetant au visage un agent neuro-toxique, le VX, à l'aéroport de Kuala Lumpur en février 2017.

Les deux femmes rejettent les accusations pesant contre elles, assurant qu'elles ont été piégées par des agents nord-coréens et qu'elles pensaient participer à une farce pour un jeu télévisé.

Mais pour le parquet, les deux accusées savaient parfaitement ce qu'elles faisaient et avaient été soigneusement préparées pour commettre leur acte, digne, selon les procureurs, d'un film de James Bond.

La procédure judiciaire devrait désormais durer au moins jusqu'à la mi-2019 compte tenu d'une série de contretemps, dont une nouvelle demande de la défense.

Le procès des deux femmes âgées d'une vingtaine d'année a été ralenti par un grand nombre de témoins à entendre et un petit nombre d'audiences prévues.

Le dernier contretemps a été provoqué par une demande de la défense de rendre publics des témoignages qu'elle juge clés. Le parquet estime en revanche que ces témoignages ne doivent pas être rendus publics.

Le procès devrait reprendre le 11 mars, avec la parole à la défense de Doan Thi Huong après l'examen de cette requête.

Le tribunal de Shah Alam, situé dans les environs de Kuala Lumpur, a annoncé des audiences jusqu'au 31 juillet ce qui repousserait un verdict après cette date.

Les deux accusées sont passibles de la peine de mort par pendaison. Le nouveau gouvernement malaisien s'est engagé à abolir la peine capitale pour tout type de délits, mais le Parlement n'a pas encore validé cette réforme.

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