Mali: un responsable jihadiste, deux civils tués dans une frappe française

Mali: un responsable jihadiste, deux civils tués dans une frappe française
Un Mirage 2000 français prêt à décoller à Niamey pour participer à l'Opération Barkhane, le 22 décembre 2017 ludovic MARIN

L’un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Mohamed Ag Almouner, et deux civils ont été tués dans une opération de l'armée française dimanche dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali, a annoncé lundi à Paris l'état-major français.

"Les commandos déployés (au sol après une frappe aérienne) ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d’un membre de sa garde rapprochée", selon un communiqué.

"Ils ont découvert que deux civils, une femme et un adolescent, avaient également été tués et qu’un membre du groupe terroriste ainsi que deux autres civils avaient été blessés", a ajouté l'état-major.

Les blessés ont été pris en charge par les équipes médicales de l'armée française déployées sur place.

L'état-major a exprimé ses "regrets" et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes.

Il a annoncé qu'une investigation était en cours "pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe".

"Les critères français d’ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles", a-t-il assuré.

"Chaque préparation de mission fait l’objet d’un recueil et d’une analyse d’un maximum de renseignements de façon à limiter le niveau de risque des opérations", a-t-il ajouté.

"La présence avérée de civils à proximité de l'objectif aurait entraîné l’annulation de la mission", a insisté l'état-major.

L’opération, déclenchée dans la nuit, a consisté en une frappe aérienne par deux avions Mirage 2000 sur la position du groupe terroriste, suivie d’une action au sol pour saisir la position.

Le groupe EIGS, basé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a aussi codirigé le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’ouest (Mujao), un groupe islamiste malien.

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