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Mercosur: la Belgique dubitative sur la possibilité d'un accord rapide

Mercosur: la Belgique dubitative sur la possibilité d'un accord rapide

(Belga) Contrairement au volontarisme affiché par la Commission européenne ou l'Allemagne, la Belgique se montrait dubitative mardi, à l'ouverture d'un conseil informel des ministres européens du Commerce, quant à la possibilité pour l'UE et le Mercosur de boucler sous peu un accord commercial historique.

"S'il est possible d'arriver à un accord en mars, pourquoi pas, mais il reste des discussions sur l'industrie automobile et les préoccupations agricoles", a souligné le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, à son arrivée au palais national de la Culture de Sofia (Bulgarie), où se tient la réunion. Hoquetant depuis 19 ans, les négociations entre l'UE et le marché unique sud-américain Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) ont repris vigueur ces derniers mois à la faveur d'une fenêtre d'opportunité avant les prochaines élections au Brésil. "On n'a jamais été aussi près de finaliser" les négociations, a insisté Matthias Machnig, le secrétaire d'État allemand aux Affaires économiques. "Si nous ne prenons pas une décision en mars, cela prendra à nouveau quelques années avant de retrouver une possibilité de négocier", a-t-il prévenu. Pour la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, "on peut résoudre ce point de blocage" que constitue d'une part la demande européenne de réduire significativement les droits de douane sur les voitures européennes, et d'autre part la demande sud-américaine que ces voitures comprennent une part significative de pièces fabriquées dans le Mercosur. "On fait de bons progrès et j'ai confiance qu'on puisse y arriver", souligne-t-elle, reconnaissant toutefois qu'aucune nouvelle date n'était encore fixée pour une reprise des pourparlers. La commissaire européenne ne l'évoque pas spontanément, mais des pays comme la France ou la Belgique ont placé très haut la question agricole. "On sera très attentif à protéger la qualité du secteur, pour la viande bovine notamment", a confirmé M. Reynders. Il souligne la nécessité de faire la distinction entre "des mesures de pure protection" et une volonté de "préserver un haut niveau de qualité pour les consommateurs". (Belga)

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