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Mexique: le président-élu veut un accord bilatéral avec le Canada si l'Aléna échoue

Mexique: le président-élu veut un accord bilatéral avec le Canada si l'Aléna échoue
Le président-élu du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, lors d'un bain de foule le 20 septembre 2018 à Tijuana (nord-ouest).GUILLERMO ARIAS

Le Mexique cherchera à signer un accord bilatéral avec le Canada si Ottawa et Washington ne parviennent à un compromis pour réformer l'Aléna, a affirmé vendredi le président-élu mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador.

Le Canada et les États-Unis se sont lancés dans une série de délicates négociations pour parvenir à renouveler l'accord qui unit les trois pays dans une vaste zone de libre-échange depuis 1994.

Le Mexique et les États-Unis sont parvenus à trouver un compromis en août, mais le président américain Donald Trump a indiqué que l'accord pourrait ne pas inclure le Canada.

La dernière ronde de négociations entre le Canada et les États-Unis qui s'est achevée jeudi n'a pas abouti à un accord.

Le Mexique a régulièrement répété sa volonté de prolonger l'accord trilatéral, une position réaffirmée par M. Lopez Obrador, qui doit prendre ses fonctions le 1er décembre.

Mais si les États-Unis et le Canada échouent, "il faudra maintenir l'accord [avec les États-Unis] et essayer d'obtenir un accord similaire avec le Canada", a expliqué à la presse "AMLO" lors d'un déplacement dans l'État de Sonora (nord).

Le vétéran de gauche, qui a remporté une large victoire lors de l'élection présidentielle du 1er juillet, a indiqué qu'il avait jusqu'à présent de bonnes relations avec l'administration Trump.

"J'espère de tout mon coeur qu'il en sera toujours ainsi" a souligné "AMLO".

"Nous sommes voisins. Nous ne pouvons pas être distants. Il nous faut parvenir à établir une relation de respect et de coopération" a-t-il poursuivi.

M. Lopez Obrador, 64 ans, a également publié sur Twitter une vidéo depuis la frontière avec les États-Unis, dans laquelle il s'est engagé à inciter les migrants à rester du côté mexicain en lançant un plan de développement économique de la zone frontalière à partir du 1er janvier.

Le plan prévoit notamment des exonérations d'impôts et le doublement du salaire minimum, afin de stimuler emploi, consommation et investissements.

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