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Mohammad est nettoyeur d'oreilles au Bangladesh: un métier surprenant… mais voué à disparaître (vidéo)

Mohammad est nettoyeur d'oreilles au Bangladesh: un métier surprenant… mais voué à disparaître

Les évolutions technologiques que vivent nos sociétés ont un impact sur certaines professions. Des métiers deviennent rares et certains disparaissent tout simplement. Du tireur de pousse-pousse à l’artisan de tatamis, notre journaliste Justine Roldan-Perez dresse le portrait de trois hommes et de leurs professions menacées.

Haletant, suant, Mohammad se fraye un chemin dans les rues de Calcutta, une ville de près de cinq millions d'habitants de l'Est de l'Inde. Depuis 40 ans, il tire à la seule force de ses bras et jambes les passagers qu’il transporte. Un métier éreintant, mais pour cet homme de 62 ans, pas le choix…
 
"Le gouvernement ne peut pas se débarrasser de ses pousse-pousse. Les pousse-pousse tirés à la main doivent continuer à exister. Si on ne le fait pas, comment va-t-on survivre? On ne sait ni lire ni écrire. On ne peut pas faire un autre travail. Une fois qu'on a commencé, c'est ça notre vie", confie Mohammad Maobool Ansari.

C'est pour ça que nous n'avons pas beaucoup de clients de nos jours

Coton tige en métal, lampe frontale, Mohammad s’équipe… Cet homme de 50 ans est nettoyeur d’oreilles au Bangladesh. Un métier au départ populaire, mais qu’il a vu disparaître avec le temps.
 
"Aujourd'hui, les gens peuvent acheter un paquet de cotons tiges pour 5 takas (NDLR: monnaie du Bangladesh) et toute la famille peut l'utiliser. Mais ceux qui viennent ici doivent dépenser entre 20 et 50 takas. Les médecins recommandent de ne pas utiliser de cotons tiges. Ils mettent aussi les patients en garde contre nous. C'est pour ça que nous n'avons pas beaucoup de clients de nos jours", explique Mohammad Joynal.

Dans 20 ans, toutes les maisons dans les environs seront dépourvues de tatamis

Hiroshi, lui, fabrique des tatamis entièrement à la main au Japon. Un travail artisanal minutieux qui se fait de plus en plus rare. La demande diminue car les maisons traditionnelles laissent place aux nouvelles bâtisses. Un triste constat pour ce passionné.
 
"Aujourd'hui, j'ai encore du travail. Mais dans 20 ans, toutes les maisons dans les environs seront dépourvues de tatamis. Alors là il sera vraiment difficile de ne vivre que de ça", indique Hiroshi Yanai.

Trois hommes, trois métiers, trois pays… Mais une même réalité: celle de professions qui, avec les années, disparaissent…

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