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Mondial de rugby: Cheslin Kolbe, la dynamite sud-africaine est de retour

Mondial de rugby: Cheslin Kolbe, la dynamite sud-africaine est de retour
L'ailier des Springboks et du Stade Toulousain, Cheslin Kolbe, lors du match de poules du Mondial face à l'Italie, à Shizuoka, le 4 octobre 2019Anne-Christine POUJOULAT

Essentiel, étincelant, étourdissant: les superlatifs ne manquent pas pour décrire l'ailier des Springboks et du Stade Toulousain Cheslin Kolbe, qui fera son retour dans l'équipe sud-africaine en quarts de finale face au Japon, dimanche.

C'est d'ailleurs sans doute avec un grand "ouf !" de soulagement sur les supporters des Boks ont appris la nouvelle: après s'être tordu la cheville contre l'Italie (49-3), un match où il avait une nouvelle fois était éblouissant, Kolbe "est dans l'équipe" contre le pays hôte, a annoncé lundi Rassie Erasmus.

"À mon avis, c'est OK à 99% pour qu'il puisse jouer", a rassuré le sélectionneur des Boks.

Les interrogations sur sa participation traduisent parfaitement le poids pris par Kolbe au pays des mastodontes sud-africains. Car il compense son physique de petite souris (1,71 m, 80 kg) par des jambes de feu et des appuis déroutants.

Contre la Nouvelle-Zélande, malgré la défaite (23-13), il a crevé l'écran et les réseaux sociaux ne parlaient en effet que de la feuille statistique XXL du joueur XS: 9 courses, 124 mètres (soit un tiers de la performance des Boks) parcourus, trois franchissements et, surtout, onze défenseurs battus.

"J'aime avoir le ballon et j'adore les face-à-face. J'aime créer des opportunités, pas seulement pour moi mais pour tous les joueurs autour de moi", raconte-t-il sobrement.

"Il y a plein de situations dans un match où il faut être à son meilleur niveau, que ce soit sur les ballons aériens, en défense ou quand vous courez avec le ballon en main. J'aime courir avec le ballon et, si j'arrive à me créer une chance, j'essaie juste de prendre du plaisir", explique-t-il.

- Partir à Toulouse pour rejoindre l'Afrique du Sud -

Car, malgré les coups durs, il ne se tracasse pas. "La cheville va mieux et c'est super d'être de retour sur le terrain avec les gars, de sentir l'herbe sous les pieds... J'ai confiance et je suis prêt", assure Kolbe, visiblement adopté par les Springboks.

Pourtant, à 25 ans, le cousin du champion olympique du 400 m Wayde van Niekerk n'aurait pourtant pas forcément dû être au Japon.

Pendant longtemps, son gabarit a été un frein à son ascension. Pas à Toulouse, qui l'avait repéré sur le circuit de Rugby à 7, puisqu'il décrocha notamment une médaille de bronze aux JO-2016 à Rio.

Porté sur le mouvement perpétuel, le club Rouge et Noir lui a d'abord fait une place en 2017. Puis Kolbe est devenu rapidement indispensable, à l'arrière ou à l'aile, participant à la grande farandole qui a porté l'équipe vers le titre en juin dernier au Stade de France.

"A ce stade-là de ma carrière, alors que je fondais une famille, j'ai dû prendre une décision difficile. J'ai juste pensé que j'avais besoin d'un nouveau challenge. Je voulais me tester à l'étranger. Je n'étais sans doute pas prêt mais rejoindre Toulouse et la France a été une bonne décision pour moi. Ils m'ont accueilli a bras ouverts et m'ont facilité les choses", explique-t-il.

Indispensable à Toulouse, il a intégré les Springboks en septembre 2018. Il a depuis accumulé 12 sélections, grâce à son explosivité.

"Il y a une phrase qui veut que la dynamite vienne en petits paquets. On a tous quelque chose à apporter à l'équipe", rigole-t-il. Prêt à exploser.

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