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Mondial de rugby: le pays de Galles confirme ses ambitions

Mondial de rugby: le pays de Galles confirme ses ambitions
Le demi de mêlée gallois Gareth Davies marque un essai lors du match de phase de poules du Mondial face à l'Australie, à Tokyo, le 29 septembre 2019Odd ANDERSEN

Premier au départ, premier à l'arrivée: le pays de Galles a confirmé ses ambitions à la Coupe du monde en s'emparant des commandes de la poule D aux dépens de l'Australie, battue 29-25 dimanche à Tokyo grâce notamment à une première période à sens unique.

Impérial dans le premier acte (23-8), plus fébrile dans le second, le XV du Poireau, déjà vainqueur de la Géorgie (43-14) lundi, a effectué un grand pas vers les quarts de finale via la première place du groupe, ce qui lui garantirait d'affronter le 2e de la poule C (Angleterre, France ou Argentine).

Les Wallabies, qui ont battu les Fidjiens (39-21) pour débuter leur Mondial, devront battre l'Uruguay et la Géorgie avant très certainement d'affronter le 1er de cette même poule.

Le scénario rappelle celui de France - Argentine (23-21), où chaque équipe a eu sa moitié de match. Pleins de maîtrise avant la pause, les Gallois ont vu leur confiance s'éroder en même temps que leur avantage. Leur demi de mêlée remplaçant Tomos Williams, dont les avants venaient d'être pénalisés en mêlée fermée pour la seconde fois d'affilée (77e), leur a sauvé la mise en empêchant une pénaltouche avant un dernier ballon gratté dans leurs 22 m.

Rattrapés, les Gallois n'ont pas craqué. Candidats à une première finale comme cadeau de départ pour leur sélectionneur Warren Gatland, en place depuis 2007, ils ont de bons restes de leur Grand Chelem du Tournoi des six nations: une défense très agressive et propre - seulement 2 pénalités concédées en première période - et un jeu au pied précis.

"Cela a été serré jusqu'au bout, un choc Australie-Galles typique", a commenté Gatland. "Même si nous étions sous une forte pression en seconde période, notre calme et notre fraîcheur physique nous ont permis de l'absorber", s'est satisfait le Néo-Zélandais.

Impuissants face à la défense bien en place des Gallois, hormis sur l'essai d'Adam Ashley-Cooper servi au pied par Bernard Foley à la suite d'une percée du duo de centres James O'Connor - Samu Kerevi (21e), les Australiens se sont réveillés en changeant d'ouvreur; l'entrée en jeu de Matt Toomua (45e) à la place de Bernard Foley coïncidant avec le début de leur remontée.

. Patchell et Toomua, invités surprise

Pour prendre l'avantage et ne jamais le lâcher, les Gallois se sont appuyés sur un jeu au pied chirurgical. D'abord en ouvrant le score après 37 secondes sur un drop de Dan Biggar venant récompenser le contest d'Aaron Wainwright sur Michael Hooper au coup d'envoi. Puis en creusant l'écart sur un essai en coin de Parkes (13e), parfaitement servi au pied par Biggar.

Les Gallois ont assis leur avantage en fin de première période via une pénalité pour un raffut coude en avant de Kerevi sur Patchell (37e) -- suivi d'une longue discussion avec l'arbitre M. Poite-- et un essai sur interception du demi de mêlée Gareth Davies (38e, 23-8). Ces "points lâchés coup sur coup nous font particulièrement mal", a confirmé Hooper.

Mais la sortie précoce (28e), sur protocole commotion, de l'ouvreur Biggar a peut-être déstabilisé les Gallois. Même si son remplaçant Rhys Patchell a été impeccable, notamment au pied.

Les problèmes de n.10 ont également frappé les Wallabies, puisque le sélectionneur Michael Cheika a renvoyé Bernard Foley sur le banc dès le début de la seconde période. Il faut dire que son bilan était catastrophique (transformation manquée, passe interceptée ou dans les chaussettes de ses partenaires...)

L'entrée de Matt Toomua a changé la face du match. Dans la foulée, David Pocock a envoyé Dane Haylett-Petty derrière la ligne d'une superbe passe après contact (46e). Après un troisième essai marqué par Hooper au ras des poteaux (61e) et une pénalité récompensant le travail des avants en mêlée fermée (67e), les Wallabies n'avaient plus qu'un point de retard (26-25).

Mais ils étaient partis de trop loin. la défense galloise, polie depuis des années par l'ancien treiziste Shaun Edwards, a tenu jusqu'au bout. Jusqu'à la touche sauvée par Tomos Williams.

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