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Mondiaux d'athlétisme: "ils peuvent me tester tous les jours", s'emporte Hassan

Mondiaux d'athlétisme:
La Néerlandaise Sifan Hassan embrasse sa médaille d'or après avoir remporté le 1.500 m aux Mondiaux d'athlétisme, le 5 octobre 2019 à DohaKARIM JAAFAR
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"Ils peuvent me tester tous les jours", a proposé par défi la Néerlandaise Sifan Hassan, victorieuse samedi du 1.500 m des Mondiaux de Doha (Qatar), suite à la suspension par l'antidopage de son entraîneur Alberto Salazar.

"Je veux montrer au monde entier que je suis une athlète propre. S'ils veulent me tester, ils peuvent me tester tous les jours", a indiqué la Néerlandaise en conférence de presse, après sa victoire éclatante sur le 1.500 m en 3 min 51 sec 95, le 6e chrono de tous les temps, une semaine après un premier titre sur 10.000 m.

"Je crois dans un sport propre. J'ai toujours été propre, je le serai toujours. Je crois fermement dans l'Oregon Project. Je connais Alberto. Il travaille très dur, je le sais", a-t-elle insisté à propos de son coach Alberto Salazar, suspendu quatre ans mardi par l'antidopage américain pour "organisation et incitation à une conduite dopante interdite".

Alberto Salazar est le maître à penser de cette structure d'élite du nord-ouest des Etats-Unis, financée par l'équipementier Nike, qu'Hassan a rejoint en 2016 après les Jeux olympiques. Aucun athlète du groupe - ils sont sept à Doha - n'a jamais été contrôlé positif.

"Je suis une athlète de très haut niveau depuis 2014. J'ai gagné des titres en salle, sur la Ligue de diamant, j'ai toujours été constante", s'est-elle défendue, émue et agacée.

"Que pensent les gens, que je triche et que je ne suis pas testée?"

"J'étais tellement énervée que je ne pouvais parler à personne, j'ai juste couru aussi vite que possible. Ce travail ne peut être battu par personne (...) normalement je ne suis pas très émotive, mais là ça me rend dingue", a-t-elle affirmé.

L'ancien sprinteur américain Michael Johnson l'a toutefois avertie qu'elle devait apprendre à vivre avec les soupçons tant que son nom resterait associé à Salazar.

"Je comprends sa colère, mais c'est une question dont elle devra s'habituer", a affirmé le quadruple champion olympique sur la BBC.

"Elle a pris la décision d'intégrer l'Oregon Project et au moment où elle est arrivée Salazar faisait déjà l'objet d'une enquête", a poursuivi "La Statue" qui a gagné deux médailles d'or aux JO sur 400 m (1996, 2000), une sur 200 m (1996) et une autre sur 4X400 m (1992).

"Peut-être qu'elle s'est dit +ce n'est pas grave d'aller ici, ça ne débouchera sur rien+, sauf que ça a débouché sur quelque chose", a ajouté Johnson.

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