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Moto: Dovizioso gagne "enfin" à Losail au GP du Qatar, Zarco toujours pas

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La pole ne réussit pas à Johann Zarco (Yamaha Tech3)... En tête dans les 17 premiers tours du Grand Prix du Qatar dimanche, il a finalement lâché pour laisser Andrea Dovizioso (Ducati) remporter la manche inaugurale de la saison 2018 de MotoGP devant Marc Marquez (Honda), sur le circuit de Losail.

Le Français, qui court après une première victoire pour sa deuxième saison parmi l'élite, a cédé beaucoup de terrain dans les cinq derniers tours du fait de l'usure anormale de son pneu avant, pour terminer 8e à 7 sec 112/1000e du vainqueur italien.

"Huitième, c'est mieux que rien, a-t-il réagi au micro d'Eurosport. Avec ce petit problème technique, c'est déjà bien de terminer. (...) C'est avec des courses comme ça que je prends l'expérience et l'audace pour aller gagner bientôt."

Poleman à deux reprises l'an dernier, pour sa saison de "rookie" en MotoGP, le pilote de 27 ans, qui s'était offert en qualifications samedi le record du circuit de Losail, n'avait pu faire mieux qu'une 14e place aux Pays-Bas et une 8e au Japon.

Le double champion du monde Moto2, qui ambitionne "au moins un top 5" au Championnat cette année après sa sixième place la saison dernière, en reste donc pour l'heure à trois podiums en MotoGP (deux 2e places en France et à Valence et une 3e en Malaisie).

Le public attendra pour voir le quatrième succès français dans la catégorie reine de la vitesse moto, après Pierre Monneret au GP de France 1954, Christian Sarron au GP d'Allemagne 1985 et Régis Laconi au GP de Valence 1999.

- Marquez 'à l'extrême limite' -

La lutte pour la victoire s'est jouée entre le vice-champion et le champion du monde en titre, à l'avantage du premier, sur un circuit dont les caractéristiques conviennent mieux à Ducati qu'à Honda.

Dovizioso, qui s'élançait en 5e position sur la grille, n'a "pas un pris un très bon départ", perdant deux places, mais il est ensuite remonté intelligemment pour devancer Marquez de 27/1000e seulement, après avoir lutté jusqu'au dernier virage.

L'Italien, qui avait dominé les essais libres, s'est félicité d'un week-end et d'une course "parfaits". "Après trois places de deuxième ici (lors des trois dernières éditions, ndlr), je me suis dit: +il faut enfin gagner+", a-t-il raconté.

Son rival espagnol s'est dit "content de ne perdre que cinq points" dans la course au titre, "sur un des circuits les plus difficiles pour (lui)". "J'étais à l'extrême limite", a confié Marquez, rappelant que son objectif était de "contrôler Dovizioso car il était le plus rapide".

- Rossi encore et toujours dans le coup -

L'Italien Valentino Rossi (Yamaha), qui à 39 ans vise un dixième titre mondial toutes catégories confondues et le 8e parmi l'élite, complète le podium à 797/1000e, après être remonté de la 8e place sur la grille.

Le vétéran montre ainsi, si c'était nécessaire, qu'il est toujours capable de briller, alors qu'il vient de rempiler pour deux ans, jusque fin 2020, avec le constructeur japonais.

Les autres favoris ont connu des fortunes diverses lors de ce premier rendez-vous de la saison la plus longue de l'histoire, avec 19 GP, soit un de plus, en Thaïlande, que l'année dernière.

L'Espagnol Maverick Vinales (Yamaha) est parvenu à remonter de la 15e à la 6e place, à 3 sec 888/1000e, devant l'Espagnol Dani Pedrosa (Honda), qui a dégringolé de la 3e à la 7e, à 4 sec 621/1000e.

Plus en difficulté encore, le triple champion du monde espagnol Jorge Lorenzo, qui ne parvient toujours pas à s'accorder avec sa Ducati, a chuté à dix tours de l'arrivée, alors qu'il n'était que 10e.

L'Italien Francesco Bagnaia (Kalex) a remporté la première victoire de sa carrière en Moto2 et l'Espagnol Jorge Martin (Honda) s'est imposé en Moto3, comme lors du dernier GP de 2017.

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