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Moto: Marquez face à la meute au GP d'Italie

Leader du Championnat de MotoGP, l'Espagnol Marc Marquez (Honda) a déjà creusé un écart conséquent sur la meute de ses poursuivants et va tenter de conserver son excellente dynamique ce week-end lors du Grand Prix d'Italie au Mugello.

Le natif de Cervera reste sur trois succès: à Austin, Jerez et au Mans.

Marquez sera une nouvelle fois largement favori lors de cette sixième manche de la saison.

"Le Mugello est la piste qui provoque le plus de montées d'adrénaline", assure le Catalan, détenteur de quatre titres en MotoGP à seulement 25 ans.

Sur le circuit toscan, le suspense concernera peut-être davantage le peloton qui s'est formé à bonne distance derrière lui, puisque au classement, de la 2e à la 9e place, on retrouve huit pilotes en treize points.

Pour l'heure dauphin de Marquez avec 36 unités de retard, son compatriote Maverick Vinales (Yamaha) était attendu comme son grand rival en 2017.

Le pilote de 23 ans avait d'abord signé trois victoires en cinq courses avant de connaître une longue éclipse et de finir le championnat 3e, devancé par Marquez et par Andrea Dovizioso (Ducati).

"Le Mugello est une piste que j'aime, sur laquelle j'ai toujours pris beaucoup de plaisir, et elle est parfaite pour mon style de pilotage", explique Vinales, qui reste sur deux septièmes places.

Le Français Johann Zarco (Yamaha Tech3) doit de son côté vite oublier sa déception mancelle il y a deux semaines.

- Rossi attend depuis 2008 -

Parti en pole, il a raté son départ et abandonné au 8e tour après une chute.

"L'année dernière, j'ai eu du mal ici mais désormais je contrôle beaucoup mieux ma moto", a souligné le double champion du monde de Moto2, 7e sur cette piste il y a un an.

Coéquipier de Vinales chez Yamaha, la légende italienne Valentino Rossi, qui talonne Zarco, va tenter de renouer avec la victoire, qui le fuit depuis le GP des Pays-Bas en juin dernier.

Devant son immense fan-club, Rossi a remporté sa course nationale sept fois d'affilée dans la catégorie reine mais la dernière remonte à 2008.

"J'étais optimiste pour la course au Mugello il y a quelques semaines, mais pendant les essais effectués ici récemment nous n'avons pas été aussi rapides que nous voulions l'être", a souligné le vétéran de 39 ans.

L'Italien Danilo Petrucci (Ducati) vient de terminer 2e du GP de France, son premier podium cette année. L'Australien Jack Miller (Ducati) n'y est pas monté depuis sa victoire à Assen il y a deux ans mais il a pour lui sa régularité: il n'a signé que des Top 10 depuis le début de la saison.

L'Italien Andrea Iannone (Suzuki) et le Britannique Cal Crutchlow (Honda) seront également à l'affût d'une bonne performance, synonyme de bond au classement.

- Lorenzo en gondole -

Les anciennes gloires ibères Dani Pedrosa (Honda), 10e du championnat, et Jorge Lorenzo (Ducati), 14e, semblent en revanche pour l'instant dépassées.

Lorenzo a récemment fait un tour de gondole à Venise, où au terme d'un petit jeu de piste, il a retrouvé sa monture garée place Saint-Marc, dans le cadre d'un événement promotionnel.

"Les deux dernières courses ont été meilleures, parce que j'ai trouvé quelque chose sur la moto avec les nouvelles pièces apportées par Ducati à Jerez, qui m'ont donné plus de confort", a indiqué le triple champion du monde de MotoGP, qui a triomphé six fois toutes catégories confondues en Italie.

Il est quasiment acquis que Lorenzo, 32 ans, quittera Ducati en fin d'année, et sa seule porte de sortie pourrait être un retour sur une Yamaha, dans une écurie satellite à créer, car Tech3 sera équipé par KTM en 2019.

Ce transfert est souhaité par le promoteur du MotoGP, Dorna Sports, visiblement réticent à l'idée perdre une des stars de la discipline.

En Moto2, l'Espagnol Alex Marquez, petit frère de Marc, et le Portugais Miguel Oliveira voudront combler l'écart avec le leader italien Francesco Bagnaia.

Et en Moto3, l'Italien Marco Bezzecchi, victime d'un abandon il y a quinze jours, doit préserver sa première place devant son compatriote Fabio Di Giannantonio et les Espagnols Aron Canet et Jorge Martin.

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