En ce moment
 

Nicaragua: Bianca Jagger, une ex-sandiniste qui veut le départ d'Ortega

Nicaragua: Bianca Jagger, une ex-sandiniste qui veut le départ d'Ortega
La activista nicaragüense de derechos humanos, Bianca Jagger, presidenta de la fundación que lleva su nombre, exesposa del cantante de los Rolling Stones Mick Jagger, da un discurso el 20 de septiembTIMOTHY A. CLARY

Elle a été autrefois pour la révolution sandiniste, mais la militante des droits de l'Homme Bianca Jagger multiplie aujourd'hui les interventions aux Etats-Unis pour dénoncer la "terreur" du président Daniel Ortega et réclamer des sanctions américaines et européennes contre son gouvernement.

Daniel Ortega a "trahi" la révolution qu'il a menée en 1979, et bâti "un Etat de la terreur", en persécutant "tous ceux qui élèvent la voix contre son gouvernement", a déclaré jeudi soir à l'AFP l'ex-femme de Mick Jagger, 73 ans, née au Nicaragua.

Depuis avril, la répression des manifestations de l'opposition dans ce petit pays d'Amérique centrale a fait plus de 320 morts et au moins 500 prisonniers politiques, selon le Centre nicaraguayen des droits de l'homme(Cenidh).

"Daniel Ortega est bien pire que Somoza", a affirmé Mme Jagger, en référence à Anastasio Somoza, le dictateur chassé du pouvoir par la révolution sandiniste.

A l'approche de l'assemblée générale de l'ONU à New York la semaine prochaine, à laquelle Daniel Ortega devrait participer, Jagger appelle la communauté internationale à chercher "des façons de soutenir le peuple nicaraguayen" et à faire pression sur Ortega pour qu'il libère les prisonniers politiques.

Avant New York, elle était à Washington pour rencontrer des parlementaires et des responsables du département d'Etat pour demander l'adoption d'un texte qui couperait l'aide économique au gouvernement Ortega. Texte qui pourrait être soumis à un vote du Sénat américain mercredi prochain, dit-elle.

La militante des droits de l'Homme estime que l'administration Trump fait plutôt du bon travail sur la crise dans son pays natal.

"Il y a (dans cette administration) des personnes qui font un travail important pour défendre les droits de l'Homme au Nicaragua", souligne-t-elle, citant l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, qui a mis à l'agenda du Conseil de sécurité une discussion sur la crise au Nicaragua.

Mme Jagger dit ne croire guère à un "dialogue national" pour sortir de la situation actuelle, même "s'il faut essayer toutes les possibilités".

Quant à savoir s'il faut traîner Ortega devant la justice ou simplement le pousser à quitter le pouvoir, "ce serait très difficile pour moi de dire, +Nous allons oublier les crimes contre l'humanité commis par Daniel Ortega+".

"Il faut trouver une façon efficace pour que Daniel Ortega quitte le pouvoir et qu'il autorise la tenue de nouvelles élections, mais pas sous sa direction", dit-elle.

Vos commentaires