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ONU: Washington promet de payer prochainement "la majeure partie" de ses dette

(Belga) Les Etats-Unis "paieront la majeure partie" de leurs dettes de 2019 "avant la fin de cette année" à l'ONU, en crise de trésorerie depuis septembre, a assuré vendredi une haute responsable diplomatique américaine.

Les contributions qui seront versées concernent les budgets "actuels" de fonctionnement de l'ONU et des opérations de paix, a ajouté l'ambassadrice Cherith Norman Chalet, responsable pour la mission américaine de la gestion et des réformes des Nations unies, lors d'une réunion de la 5e commission de l'Assemblée générale, qui a les budgets onusiens dans ses attributions. Elle n'a pas donné de précisions sur les arriérés qu'accumulent les Etats-Unis depuis plusieurs années, notamment depuis 2017 pour l'enveloppe des opérations de paix après la décision du président Donald Trump de ne plus payer que 25% de ces crédits contre 28% auparavant. Jusqu'au début de la semaine, selon des documents de l'ONU, Washington devait pour le budget de fonctionnement de l'organisation 1,055 milliard de dollars dont 674 millions pour 2019 et 381 millions d'arriérés pour des années précédentes. Pour les opérations de paix, les Etats-Unis étaient débiteurs de 2,378 milliards de dollars. "Nous avons récemment déboursé 180 millions de dollars et nous ferons dans les semaines à venir un versement supplémentaire de 96 millions de dollars", a précisé Cherith Norman Chalet. "D'autres versements interviendront en novembre", a-t-elle aussi promis, en rappelant que le retard des paiements américains était largement dû au fait que l'année fiscale américaine va d'octobre à fin septembre sans suivre l'année calendaire qui est en application à l'ONU. Washington a bien noté les mesures prises par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres pour faire face à sa crise de liquidités et "considère que certaines d'entre elles devraient devenir la norme", a aussi indiqué la diplomate américaine sans les identifier. Parmi les multiples décisions en application depuis la semaine dernière au siège de l'ONU à New York comme dans d'autres implantations à Genève, Vienne ou Nairobi, figurent l'arrêt d'escalators, des fermetures anticipées de bars, une baisse du chauffage, des restrictions de voyages et des suppressions de réceptions, des limites aux embauches et moins de documents, de compte-rendus, d'interprétariat et de traductions. Antonio Guterres avait alors averti qu'il manquait 1,387 milliard de dollars au secrétariat de l'ONU pour boucler l'année et rémunérer ses 37.000 employés dans le monde. Sept pays débiteurs représentent à eux seuls 90% de ce trou: outre les Etats-Unis, il s'agit du Brésil, de l'Argentine, du Mexique, de l'Iran, d'Israël et du Venezuela. (Belga)

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