Otan: le vice-président américain Mike Pence juge "inacceptable" l'attitude de l'Allemagne

Russie

(Belga) Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence a jugé mercredi "inacceptable" l'attitude de l'Allemagne, appelée à augmenter ses dépenses militaires et à tourner le dos à un projet de gazoduc avec la Russie. "L'Allemagne doit faire plus", a-t-il lancé à l'occasion du 70e anniversaire de l'Otan à Washington.

Grâce à l'insistance de Donald Trump sur un meilleur "partage du fardeau", "beaucoup de nos alliés respectent désormais leurs engagements" financiers visant à porter leur budget de défense à 2% de leur produit intérieur brut (PIB) à l'horizon 2024, s'est-il félicité. "Mais d'autres, trop nombreux, n'y sont pas encore et nous savons tous que l'Allemagne est la première en cause", a-t-il ajouté. Bien qu'il s'agisse de la première économie européenne, qui "a profité de la protection américaine en Europe durant des générations", les "faiblesses" de son armée sont "flagrantes", a-t-il déploré. "Et pourtant, l'Allemagne refuse toujours aujourd'hui de faire les investissements nécessaires" pour atteindre l'objectif de 2% du PIB fixé par l'Otan, a dénoncé Mike Pence. Il a enfoncé le clou en regrettant que même son engagement d'atteindre 1,5% du PIB en 2024 risque de ne pas être tenu. Le vice-président américain a aussi vivement mis en cause Nord Stream 2, le projet controversé de gazoduc entre la Russie et l'Allemagne. "Nous ne pouvons pas assurer la défense de l'Occident si nos alliés deviennent de plus en plus dépendants de la Russie", a-t-il martelé. "Si l'Allemagne persiste dans la construction du gazoduc Nord Stream 2", son économie "va littéralement devenir prisonnière la Russie". "Il est tout simplement inacceptable que la première économie européenne continue d'ignorer la menace d'agression russe et néglige sa propre défense et notre défense commune", a insisté M. Pence. Mardi, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, qui doit participer au célébrations de l'Otan mercredi et jeudi à Washington, avait pris les devants en prévenant que les "débats publics sur le partage du fardeau" risquaient de "provoquer l'incertitude au moment où la Russie met à l'épreuve" l'unité des Alliés, "encore et toujours". (Belga)

Vos commentaires