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Pakistan: l'opposant Imran Khan convole pour la troisième fois

Pakistan: l'opposant Imran Khan convole pour la troisième fois
This handout picture released by Pakistan Tehreek-i-Insaaf shows Imran Khan (C) posing for a photograph with his new wife Bushra Wattoo (2R) along with relatives during a wedding ceremony in LahoreHANDOUT

L'homme politique et ex-champion de cricket pakistanais Imran Khan a épousé en troisièmes noces une femme présentée comme sa conseillère spirituelle, a-t-on appris lundi auprès de son parti.

Le sexagénaire s'est marié avec Bushra Wattoo lors d'une cérémonie privée à laquelle étaient invités proches et amis à Lahore, la deuxième ville pakistanaise, dans l'est du pays, a annoncé sur Twitter le Pakistan Tehreek-i-Insaaf (PTI), la formation qu'il a fondée.

Des photos de la cérémonie montrent la mariée portant un hijab blanc et un voile rouge lui recouvrant entièrement le visage, signe de conservatisme au Pakistan.

Connu en Occident comme un ancien sportif d'exception aux nombreuses conquêtes, Imran Khan se présente sous un jour plus conservateur au Pakistan, où il se veut dévot musulman.

Le porte-parole du PTI Fawad Chaudhry a indiqué à l'AFP que le couple se connaît "depuis longtemps", sans plus de détails.

Imran Khan, adulé par des millions de Pakistanais pour avoir permis à leur pays de remporter leur unique coupe du monde de cricket en 1992, a déjà été marié à deux reprises. Il a eu deux enfants d'une première union avec Jemima Khan, qui a duré neuf ans. Ses deuxièmes noces avec la présentatrice Reham Khan se sont terminées en octobre 2015, dix mois après leur début.

Imran Khan, né à Lahore dans une famille aisée, a étudié dans le prestigieux lycée d'Aitchison, au Pakistan, puis dans un internat en Angleterre et à l'université d'Oxford.

Après de nombreuses années de relatif anonymat politique, il a vu sa popularité exploser en 2012, portée par les millions de Pakistanais l'ayant idolâtré, plus jeunes, alors qu'il brillait dans les stades de cricket. Les classes moyennes, fatiguées de la corruption endémique, se sont elles aussi retrouvées dans ses slogans.

Interrogé par l'AFP en janvier, Imran Khan a estimé que les élections législatives à venir cette année, dont il devrait être l'un des principaux concurrents, représentent sa "meilleure chance" à ce jour de prendre le pouvoir.

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