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Pas d'"irrégularités" dans les comptes du candidat Macron, selon la commission de contrôle

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Le président Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée, le 5 juin 2018 à ParisLUDOVIC MARIN

Les comptes de campagne d'Emmanuel Macron ne comportaient pas d'"irrégularités" aux yeux de la commission de contrôle, a affirmé jeudi son président, François Logerot, après les révélations sur des avantages dont aurait bénéficié le candidat Macron.

"Les rapporteurs n'ont pas retenu d'irrégularités et la commission a suivi leur appréciation" sur ce point, a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

"Personne n'est infaillible, mais nos rapporteurs ont fait un travail sérieux", a-t-il fait valoir.

M. Logerot a longuement défendu le travail de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) en présentant son rapport annuel d'activité.

Interrogé sur des "remises" dont le candidat Macron aurait bénéficié de la part de prestataires de services, il a souligné l'absence de "prix du marché" dans le secteur de l'événementiel.

Les éléments de comparaison des tarifs appliqués pour des locations de salles et autres prestations publiés par plusieurs médias "ne sont pas suffisament probants", a-t-il estimé.

"Très souvent, les comparaisons portent sur des prestations de natures différentes, à des dates différentes. Il n'y a pas de comparaison possible", a poursuivi M. Logerot.

Après Mediapart et Le Monde en mai, Franceinfo a publié jeudi une enquête affirmant que le candidat d'En Marche! avait bénéficié de "prix cassés" et de "ristournes cachées" de la part de théâtres parisiens ayant accueilli ses réunions publiques.

François Logerot a indiqué qu'il avait "personnellement réexaminé" 19 cas de dépenses "apparement sous évaluées" relevés par les rapporteurs dans les comptes d'Emmanuel Macron.

Après élimination de 8 d'entre elles, "il reste 10 cas de remises commerciales, dont 6 seulement dépassaient les 20% acceptables", a-t-il précisé. L'ensemble représente un total d'environ 150.000 euros, soit 0,9% du compte du candidat Macron et 1,3% pour les seules réunions publiques.

"Certains médias ont fait état d'autres cas de remises", "sans nous convaincre", a-t-il poursuivi. "Nous n'avons pas retenu dans nos décisions des faits qui seraient relatifs à un éventuel abus de remises commerciales", a poursuivi le président de la commission de contrôle.

Les prix des prestations pour la location de salles de spectacle notamment "peuvent varier fortement" en fonction de la date à laquelle le marché est passé durant la campagne, a-t-il noté, jugeant "tout à fait naturel que les candidats essaient d'obtenir les meilleures conditions".

Interrogé sur un réexamen éventuel de la décision de la commission de valider les comptes d'Emmanuel Macron - comme le demandent Les Républicains -, il a rappelé que "la commission n'a pas les moyens juridiques de rouvrir le dossier".

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