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Pétition pour une résolution de l'ONU interdisant les mutilations génitales féminines

Pour la seconde fois depuis 2011, une avancée se laisse entrevoir dans la lutte contre les mutilations génitales en Afrique et dans le monde: une pétition pour une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies interdisant les mutilations génitales féminines au niveau mondial a été lancée jeudi.

Des parlementaires belges et européens, des représentants gouvernementaux et des activistes pour la reconnaissance et la promotion des droits des femmes ont lancé jeudi une pétition pour une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) interdisant les mutilations génitales féminines (MGF) au niveau mondial. Ils ont profité de cette occasion pour demander le soutien du Sénat belge.

3 millions de victimes chaque année

"Près de trois millions de jeunes filles et de femmes sont chaque année victimes des MGF. Ce fléau ne touche pas seulement l'Afrique, mais aussi l'Asie, l'Amérique du sud, etc. C'est l'immigration qui a permis son expansion au niveau mondial", a déclaré Chantal Compaoré, Première Dame du Burkina Faso et coordinatrice de la campagne pour l'interdiction mondiale des MGF, au cours d'une conférence de presse au Sénat.

"Cette résolution constituerait la plus haute expression de volonté politique afin de mettre fin à cette violation des droits de l'Homme", estiment les militants de cette campagne internationale.

"Quand les traditions ne sont pas bonnes, il faut tout simplement les abolir"

Une première avancée considérable dans la lutte contre les MGF a été observée en juillet 2011, lors du sommet de l'Union Africaine à Malabo, en Guinée Équatoriale. Les chefs d'États africains s'étaient alors accordés pour soutenir cette résolution d'interdiction mondiale des MGF lors de la 66e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Chantal Compaoré a rappelé que les MGF mettent à la fois en péril le plaisir sexuel des victimes ainsi que leur santé. Si les excisions font partie de certaines cultures, elle estime cependant que "quand les traditions ne sont pas bonnes, il faut tout simplement les abolir".

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