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Prison de Condé-sur-Sarthe: intervention en cours, des détonations

Prison de Condé-sur-Sarthe: intervention en cours, des détonations
Des policiers au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, le 5 mars 2019 dans l'OrneJEAN-FRANCOIS MONIER

Une intervention des forces de l'ordre à la prison de haute-sécurité d'Alençon/Condé-sur-Sarthe (Orne), où un détenu radicalisé de 27 ans a grièvement blessé deux surveillants au couteau, était en cours mardi depuis 18h40, a-t-on appris de sources concordantes.

Plusieurs journalistes de l'AFP ont entendu une série de détonations. Des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de Rennes et le RAID, unité d'élite de la police nationale, étaient arrivés dans la journée au centre pénitentiaire où l'agresseur et sa compagne sont retranchés depuis mardi matin dans une Unité de vie familiale (UVF).

"Intervention du RAID en cours", "assaut en cours", ont indiqué à l'AFP des sources proches du dossier. Deux hélicoptères de l'armée de terre étaient également posés à quelques dizaines de mètres de la prison, ainsi qu'un hélicoptère du Samu qui s'est posé peu après 16h, selon une journaliste de l'AFP.

Mardi matin vers 09H45, le détenu Michaël Chiolo a attaqué deux surveillants avec un couteau, les blessant au thorax et au visage, en criant "Allah akbar", selon un délégué syndical FO. Les jours des deux surveillants ne sont pas en danger, d'après la ministre de la Justice Nicole Belloubet, attendue sur place.

La ministre avait qualifié à la mi-journée cet acte d'"attaque terroriste".

Le détenu s'est retranché avec sa compagne au sein de l'UVF de la prison, qui sont conçues pour permettre aux familles de se retrouver plus longtemps et dans un cadre plus chaleureux qu'au parloir.

Converti à l'islam en 2010, Michaël Chiolo est un détenu de droit commun qui purge une peine de 30 ans de réclusion. Il avait été condamné en décembre 2015 pour avoir étouffé un homme de 89 ans, après l'avoir séquestré et "momifié" en 2012.

Pour Nicole Belloubet, le couteau, en céramique et donc non repéré par le détecteur de métaux, aurait pu avoir été apporté par la compagne du détenu.

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