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Quartararo (Yamaha SRT): "marquer mon premier point (en MotoGP) au Qatar"

Quartararo (Yamaha SRT):
Le pilote français de l'écurie Yamaha lors d'essais de pré-saison sur le circuit de Sepang en Malaisie, le 6 février 2019 Mohd RASFAN

Le Français Fabio Quartararo, qui aborde sa première saison en MotoGP avec la nouvelle équipe satellite de Yamaha, le SRT, veut "marquer (son) premier point au Qatar" lors du premier Grand Prix le 10 mars et ensuite "viser quelques top 10".

Q: Passer de la Moto2 au MotoGP cet hiver a-t-il été un gros changement ?

R: "Je me suis fait surprendre pas mal de fois pendant mes premiers tours. J'ai été surpris par la puissance des freins carbone, l'électronique, énormément de choses... La différence entre le MotoGP et la Moto2, c'est extraordinaire ! Mais voilà, il va falloir s'adapter de plus en plus à cette moto pour essayer de se battre."

Q: Quel est votre objectif pour cette première saison parmi l'élite ?

R: "Mon objectif, c'est d'essayer de marquer mon premier point au Qatar, ça serait magnifique ! Et durant la saison, avec plus d'expérience, viser quelques top 10, ça serait vraiment magnifique. On travaille énormément pour essayer de faire des très bons résultats."

Q: Et par la suite ?

R: "Déjà on va commencer à faire cette année ! Je n'ai pas décidé pour l'année d'après ! Mais je pense que c'est essayer tout le temps d'augmenter nos positions, c'est-à-dire en 2020 essayer de viser un peu mieux encore que des top 10. Mais pour l'instant, je me concentre juste sur cette année."

Q: Vous êtes vous préparé différemment pour aborder cette saison ?

R: "J'ai eu la chance de faire les tests hivernaux en novembre, donc j'ai pu analyser quelles parties de mon corps je sollicitais le plus comparé à la Moto2. J'ai travaillé beaucoup plus les avant-bras, les épaules. J'ai commencé à travailler avec des poids, quelque chose que je n'avais jamais fait. Surtout, ce dont je suis vraiment satisfait, c'est que j'ai réussi à faire une simulation de course en Malaisie, avec plus de 35 degrés (dans l'air) et 60 degrés en piste, et je me suis senti super bien physiquement, en sachant que c'est une des pistes les plus physiques du Championnat."

Q: Et mentalement ?

R: "Depuis l'année dernière, quand je me pose une question, je vais voir un psychologue du sport. C'est quelque chose qui m'a énormément aidé durant la saison 2018. Je pensais que c'était vraiment pour des personnes qui en avaient besoin, j'avais un petit peu honte mais, au bout d'un moment, on voit que ça aide énormément et je suis vraiment content d'avoir pris cette décision."

Q: Vous vous retrouvez aux côtés de légendes de la moto comme l'Italien Valentino Rossi. Quel effet cela vous fait ?

R: "Ca fait bizarre... Il y a une dizaine d'années, j'attendais devant son camion pour avoir une photo, pour essayer de parler un tout petit peu avec lui, et maintenant je vais être sur la piste avec lui. C'est vrai que c'est un honneur de rouler avec une légende comme ça, et aussi comme Marc Marquez, Jorge Lorenzo... Mais à partir de la première course, il faut que je les vois comme mes ennemis et plus comme mes idoles."

Q: Et aux côtés de l'autre Français du plateau, Johann Zarco ?

R: "Avec Johann, j'ai une bonne relation. Cette année, ça va être cool que deux pilotes français soient en MotoGP !"

Propos recueillis lors d'un point presse.

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