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Atrocités commises par des milices armées en Ituri (RDC): 360.000 personnes en fuite luttent désormais pour leur survie

Atrocités commises par des milices armées en Ituri (RDC): 360.000 personnes en fuite luttent désormais pour leur survie
(c)EPA

Au moins 360.000 personnes contraintes de fuir la violence et d'abandonner leur foyer dans la province de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ont besoin d'une aide humanitaire urgente, avertissent 11 ONG jeudi, alors que l'eau, la nourriture, les abris et les médicaments font défaut.

Cinq mois après la résurgence de violences en Ituri, "la plupart des personnes déplacées vivent dans des familles d'accueil vulnérables, poussant dans leurs derniers retranchements des communautés déjà pauvres, disposant de ressources faibles voire inexistantes. D'autres vivent à l'étroit dans des églises et des écoles, ou tentent de survivre dans des camps de fortune surpeuplés", affirment, dans une déclaration conjointe, les organisations actives sur le terrain, dont Oxfam Solidarité.

Depuis mai dernier, des centaines de personnes ont été tuées au cours d'agressions d'une violence inouïe perpétrées par des milices armées dans les territoires de Djugu et de Mahagi. Les organisations humanitaires demandent l'octroi d'une protection à toute la population civile et l'arrêt immédiat des violences. "Presque toutes les personnes déplacées ont été témoins des pires atrocités", s'inquiètent les ONG. Beaucoup de villageoises et de villageois sur le point de faire leurs récoltes ont été contraints d'abandonner leurs champs à cause des violences. "Dans une économie rurale, cela revient à perdre à la fois sa source d'alimentation et sa source de revenus", précise Oxfam Solidarité. "Les prix de certains aliments ont d'ores et déjà doublé, condamnant encore plus de personnes à souffrir de la faim. Près de la moitié de la population de la zone touchée est confrontée à un état d'urgence alimentaire".

Plus largement, les ONG déplorent qu'aucune leçon n'a été tirée de la précédente crise de 2018, lorsque le manque de fonds et l'insécurité rampante avaient empêché les organisations humanitaires de venir en aide à la population qui en avait besoin. "La situation en Ituri n'est que l'une des multiples crises humanitaires qui affectent la RD Congo", déplorent-elles encore. (Belga)

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