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RDC: le Conseil de sécurité demande à son tour la liberté de manifester

(Belga) Le Conseil de sécurité a demandé lundi à la République démocratique du Congo de lever l'interdiction de manifester dans la perspective de la tenue des élections prévues en décembre, qui devront être "crédibles" et "inclusives".

Lors d'une réunion pour faire le point sur le processus électoral, demandée par la France, les membres du Conseil de sécurité "ont appelé le gouvernement de la République démocratique du Congo à appliquer immédiatement et pleinement des mesures de confiance, dont la fin des restrictions aux accès à l'espace public, en l'encourageant à lever l'interdiction de manifester", selon un communiqué. Dans un rapport publié le 7 mai, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait déjà réclamé à Kinshasa de lever cette interdiction. "Les membres du Conseil de sécurité ont (aussi) souligné la nécessité de faire tout ce qui est possible pour s'assurer que les élections du 23 décembre soient organisées dans les conditions requises de transparence, de crédibilité, d'inclusivité et de sécurité", précise le communiqué. "Ils encouragent toutes les parties congolaises à continuer à appliquer le calendrier électoral" et "rappellent l'importance de prendre des mesures d'urgence pour restaurer la confiance entre les acteurs impliqués dans le processus électoral", ajoute le texte. Le deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila à la tête du pays a pris fin le 20 décembre 2016 dans un climat de violences meurtrières. La Constitution interdit au chef de l'Etat de se représenter. Au pouvoir depuis 2001, M. Kabila reste silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Début mai, la présidence congolaise avait démenti des rumeurs affirmant qu'il serait en lice pour la présidentielle du 23 décembre. (Belga)

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