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Redoine Faïd a entamé une grève de la faim en prison

Redoine Faïd a entamé une grève de la faim en prison
Une reproduction du site d'Interpol montrant la fiche de recherche du braqueur français Redoine Faïd, échappé de sa prison de Réau (Seine-et-Marne) le 1er juillet 2018-

Le braqueur Redoine Faïd, arrêté la semaine dernière après trois mois de cavale, a commencé lundi à midi une grève de la faim à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), a-t-on appris auprès de l'Administration pénitentiaire.

Dans une lettre envoyée aux magistrats et transmise à la direction de la prison, Redoine Faïd explique que cette grève de la faim vise à contester l'incarcération de sa logeuse et de membres de sa famille, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Figaro.

"Redoine Faïd n'a pas à s'opposer au traitement judiciaire donné aux personnes qui l'ont hébergé ou aidé à s'évader. On marche sur la tête", s'est indignée la ministre de la Justice Nicole Belloubet, lors de l'émission Audition publique sur LCP-Public Sénat, avec l'AFP et le Figaro.

Il fait une grève de la faim "pour protester contre le régime qui lui est imposé", a expliqué pour sa part sur BFMTV son avocat, Raphaël Chiche, qui s'est insurgé contre le fait qu'il soit menotté dans tous ses déplacements. "Nous ne pouvons tolérer qu'il soit en face de son avocat, dans une cabine, menotté", a-t-il dit.

Selon le représentant local de FO à Vendin, Redoine Faïd est soumis à des "mesures particulières": il est menotté et accompagné de plusieurs personnels dans tous ses déplacements. Au parloir, un dispositif de séparation lui interdit par ailleurs tout contact physique avec son interlocuteur.

Redoine Faïd a entamé cette grève de la faim au moment du déjeuner. Un suivi spécifique a été mis en place, notamment avec un médecin de l'unité sanitaire de cette prison, l'une des plus sécurisées de France.

Le fugitif avait été arrêté mercredi dans un appartement de Creil (Oise) après trois mois de traque policière. Six autres personnes ont été interpellées le même jour, dont son frère et deux neveux, qui ont été placés en détention provisoire. Une femme suspectée d'avoir logé le fugitif au cours de sa cavale a également été incarcérée.

Trois nouveaux complices présumés ont été arrêtés lundi en région parisienne.

Faïd s'était déjà évadé le 13 avril 2013 de la prison de Lille-Sequedin, en prenant quatre surveillants en otages. Il avait été repris six semaines plus tard en région parisienne.

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