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Rentrée universitaire dans le calme à l'université Paul-Valéry de Montpellier

Rentrée universitaire dans le calme à l'université Paul-Valéry de Montpellier
Un agent de sécurité vérifie les cartes des étudiants à l'entrée de l'université Paul-Valery à Montpellier le 30 avril 2018PASCAL GUYOT
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La rentrée à l'université Paul-Valéry de Montpellier, après une semaine de vacances et plus de deux mois de contestation étudiante, s'est effectuée dans le calme lundi matin, a constaté l'AFP.

Vers 8H00, les étudiants entraient au compte-goutte et devaient montrer leur carte pour entrer dans cette université bloquée pendant plus de deux mois avant les vacances par des étudiants opposés à la nouvelle loi sur l'accès aux études universitaires. Ceux-ci avait expliqué le 19 avril vouloir "reprendre des forces" pendant les vacances universitaires pour recommencer le blocus à la rentrée, le 30 avril.

Le président de l'université Paul-Valéry Montpellier 3, Patrick Gilli, était posté dès 8H00, lundi, au seul accueil ouvert sur les cinq que compte le campus, pour veiller au bon déroulement de la reprise. Douze agents de sécurité surveillaient le site, dont un qui filtrait les étudiants et le personnel à l'entrée, vérifiant leurs cartes.

"Il n'y a plus de cours, donc l'essentiel des flux de licences ne sont plus là. Mais les personnels, 1.500 agents au total, reprennent, eux, possession de leur bureau ce matin", a déclaré à l'AFP Patrick Gilli.

La deuxième session d'examen, a-t-il précisé, s'est déroulée à distance, via la plateforme pédagogique en ligne Moodle. Elle a été suivie par environ 85% des étudiants. Le rattrapage des examens du second semestre devrait se dérouler sur le campus, en "présentiel", courant mai ou juin, conformément à l'agenda initial.

Selon M. Gilli, le mouvement de contestation "déclinait avant les vacances". "On prend toutes les précautions pour qu'il n'y ait plus de blocage, avec un filtrage à l'entrée. Le climat semble apaisé. Nous sommes heureux de retrouver un campus zen et propre".

Même s'il n'y a plus de cours, quelques étudiants - en formation continue, doctorants, étudiants en masters, étudiants internationaux - se rendaient lundi sur le campus pour rencontrer les professeurs, préparer des concours.

Une vingtaine de policiers étaient intervenus le 23 avril sur ce campus "à des fins d'enquête" sur les dégradations commises, estimées à 300.000 euros, mais aucun étudiant n'était présent. "Intervention policière pour débloquer l'université Paul-Valéry. 50 flics pour... 0 étudiant-e-s", avait ironisé le syndicat Solidaires Etudiants 34 sur les réseaux sociaux.

L'université Paul-Valéry Montpellier 3 compte 20.400 étudiants.

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