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Rohani n'a "pas prévu" de rencontre avec Trump en marge de l'AG de l'ONU

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Photo-montage montrant à gauche le président américain Donald Trump le 18 juillet 2018 à Washington et à droite le président iranien Hassan Rohani lors d'un discours télévisé le 2 mai 2018 à TéhéranNicholas Kamm, HO

Le président iranien Hassan Rohani n'a "pas prévu" de rencontre avec son homologue américain Donald Trump en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne.

"Nous n'avons pas prévu cette rencontre, et je ne crois pas que ce genre de choses aura lieu à New York", où s'ouvre mardi la 74e session de l'Assemblée générale de l'ONU, a déclaré Abbas Moussavi sur une chaîne de télévision d'Etat iranienne.

"Comme nous l'avons déjà dit, si les Américains réintègrent le JCPOA (sigle donné à l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, NDLR) et mettent fin à leur terrorisme économique, ils peuvent réintégrer la commission conjointe et discuter" avec l'Iran, a-t-il ajouté.

M. Moussavi faisait référence à une commission mise en place dans le cadre de l'accord de 2015, dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement en mai 2018 avant de rétablir une série de sanctions économiques contre l'Iran.

Dans un contexte de tensions grandissantes entre Washington et Téhéran, la Maison blanche a déclaré dimanche que M. Trump n'excluait pas l'hypothèse d'une rencontre avec M. Rohani, assurant que le président américain allait "y réfléchir".

Ces déclarations intervenaient après une attaque de drones contre deux installations pétrolières en Arabie saoudite, revendiquée par les rebelles yéménites Houthis, soutenus par Téhéran, qui font face depuis 2015 à une coalition armée menée par Ryad.

Washington a attribué la responsabilité de l'attaque à Téhéran, en l'accusant d'avoir mené "une attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial", ce que Téhéran a démenti.

"C'est une tradition chez les Américains de rejeter la faute sur les autres", a rétorqué lors d'une conférence de presse le porte-parole du gouvernement iranien Ali Rabiei, estimant que ces accusations relèvent de "l'arsenal de guerre psychologique de l'Amérique".

L'attaque est "le résultat d'une guerre de cinq ans contre des personnes sans défense et qui est à l'origine de l'insécurité régionale", a-t-il affirmé.

Pour décrisper les relations entre les deux pays, le président français Emmanuel Macron a suggéré lors du G7 à Biarritz (France) en août une rencontre entre MM. Trump et Rohani. Le président iranien avait pour cela demandé que Washington lève préalablement toutes les sanctions contre son pays.

M. Macron avait au préalable rencontré le 25 août le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, en marge du sommet du G7. M. Zarif se rendra à New York pour y retrouver le président iranien, a déclaré lundi M. Moussavi.

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