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Rugby à XIII: choc des mondes dans le bois de Vincennes

Rugby à XIII: choc des mondes dans le bois de Vincennes
Le joueur des Sydney Roosters Victor Radley lors d'une séance d'entraînement face à Toulouse Olympique XIII, le 17 février 2019 à l'Institut national du sport (INSEP) à Paris Christophe ARCHAMBAULT

"C'est énorme", "du jamais vu": le temps d'un entraînement mercredi à l'Insep, le Toulouse Olympique XIII, l'un des meilleurs clubs français d'une discipline plutôt confidentielle dans l'Hexagone, a pu se confronter aux Sydney Roosters, l'une des références mondiales.

Une centaine d'amateurs s'étaient déplacés à l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance, dans le bois de Vincennes en bordure de Paris, pour voir de leurs propres yeux ce qu'il se fait de mieux.

Vainqueurs l'an passé pour la 14e fois de la National Rugby League (NRL), le championnat australien et néo-zélandais, les Roosters disputent en effet dimanche face aux Wigan Warriors, tenants de la Super League, le championnat anglais, le World Club Challenge.

Un monde sépare les Australiens du TO XIII, qui évolue lui en Championship, la deuxième division anglaise. Un rang en-dessous des Dragons Catalans, meilleure équipe française d'un sport essentiellement populaire entre Toulouse et Perpignan.

La Fédération française compte seulement quelque 11.000 licenciés, soit vingt-cinq fois moins que son homologue à XV (280.000 environ) et... environ quarante fois moins que celle d'Australie (quelque 450.000 licenciés), où le XIII est plus populaire que le XV.

C'est peu dire que les joueurs du TO XIII étaient donc ravis de côtoyer les stars australiennes, à l'initiative de Trent Robinson, ancien joueur et entraîneur du club toulousain désormais à la tête des Roosters.

"Voir la meilleur équipe de la NRL en France, je pense que c'est du jamais vu. Et nous avons ce privilège" savoure Sylvain Houles, l'entraîneur toulousain, heureux de voir ses joueurs se "confronter à ce qui se fait de mieux dans le monde".

- 'Tout à fond' -

Pas tant en terme de technique que d'intensité et de vitesse d'exécution: "J'ai appris beaucoup, surtout sur l'intensité qu'ils mettent. La différence est surtout athlétique, et en terme de vitesse: ils font tout à fond. Ce sont des athlètes, il faut s'en rapprocher."

Ils les ont déjà approchés et ont fait feu de tout bois. "Les gars n'arrêtaient pas de s'excuser de poser des questions, mais ils étaient ravis d'y répondre" raconte ainsi Mark Kheirallah.

Australien formé aux Roosters, désormais joueur du TO XIII et international français, il estime que cet entraînement va permettre "au rugby à XIII français et aux joueurs et de progresser".

"Cela nous donne un coup d'accélérateur. Cela a été une de nos meilleures séances d'entraînement. Probablement parce que nous affrontions une équipe meilleure", ajoute-t-il.

L'entraîneur australien Trent Robinson est lui content "d'offrir à Toulouse et aux Parisiens l'occasion de côtoyer une équipe et des joueurs de haut niveau".

Et à ses joueurs une "expérience qui les sort de l'ordinaire". Notamment avec la visite, mardi, du mémorial national australien de Villers-Bretonneux, dans la Somme, dédié aux quelque 10.000 combattants australiens tombés sur le front occidental durant la Première guerre mondiale.

Et au plan du jeu, il est satisfait de cette séance censée préparer son équipe à "l'intensité dont nous aurons besoin dimanche", à Wigan. Une rencontre qu'essaieront sans doute de suivre les Toulousains, pour continuer à apprendre des meilleurs.

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