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Russie: libération de l'escort girl bélarusse qui affirmait avoir des secrets sur Trump

Russie: libération de l'escort girl bélarusse qui affirmait avoir des secrets sur Trump
Photo d'archives du 20 août 2018 de la call-girl belarusse Anastasia Vachoukevitch, à Pattaya en ThaïlandeKrit Phromsakla Na SAKOLNAKORN
Russie

L'escort girl bélarusse Nastia Rybka, qui avait promis des révélations sur le rôle de la Russie dans les élections américaines et avait été arrêtée la semaine dernière à Moscou, a été libérée, a annoncé mardi l'avocate d'un de ses co-accusés.

"Les enquêteurs ont pris la décision de les libérer sous condition", a déclaré à l'AFP Svetlana Sidorkina, l'avocate d'Alexandre Kirillov, arrêté avec elle pour "incitation à la prostitution" à leur retour de Thaïlande, d'où ils avaient été expulsés.

Ils auront "obligation de se présenter" devant un juge, a poursuivi l'avocate, sans préciser quand pourrait avoir lieu l'audience.

Nastia Rybka, de son vrai nom Anastasia Vachoukevitch, avait été arrêtée à son retour de Thaïlande, d'où elle avait été expulsée après passé près d'un an en prison pour avoir donné des cours de "formation sexuelle".

Elle avait été interpellée jeudi dernier à Moscou alors qu'elle était en transit pour Minsk, la capitale du Bélarus.

"Nastia Rybka" s'était fait connaître quand elle avait assuré être mêlée à un scandale politique avec le magnat russe de l'aluminium Oleg Deripaska, proche de l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort.

La jeune femme avait affirmé être en possession des "pièces manquantes du puzzle" sur l'aide que le Kremlin aurait apportée à Donald Trump pendant sa campagne électorale en 2016.

Son avocat, Dmitri Zatsarinski, a publié sur sa page Instagram une vidéo où on le voit avec Anastasia Vachoukevitch dans une voiture. "Nastia Rybka est libre. Nous rentrons à la maison", a-t-il écrit.

Au cours d'une audience samedi, pendant laquelle sa détention avait été prolongée de trois jours, elle avait assuré ne vouloir "en aucune façon compromettre Oleg Deripaska". "J'en ai assez", avait-t-elle ajouté.

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