Ses textos anti-Trump à sa maîtresse lui coûtent son poste au FBI

Ses textos anti-Trump à sa maîtresse lui coûtent son poste au FBI
Peter Strzok, l'agent du FBI dont les textos anti-Trump lui ont coûté son posteCHIP SOMODEVILLA

Ses textos anti-Trump envoyés à sa maîtresse ont coûté son poste à l'agent spécial Peter Strzok, limogé par le FBI. "Enfin" a tweeté lundi le président, qui le poursuit de son ire depuis des mois.

Aitan Goelman, l'avocat de l'agent Strzok, a indiqué que l'homme qui avait servi au FBI pendant 21 ans avait été limogé vendredi par le directeur adjoint de la police fédérale, David Bowdich.

Si l'avocat s'est étonné d'une mesure disciplinaire qu'il juge "inhabituellement sévère", Donald Trump n'a pas attendu longtemps pour se réjouir sur Twitter.

"Enfin, l'agent Peter Strzok a été viré. La liste des ripoux au FBI et au DOJ (le ministère de la Justice, ndlr) ne fait que s'allonger. Et-ce qu'on va laisser tomber la Chasse aux Sorcières du fait que Strzok en avait la charge ?" s'est interrogé le président, qui décrit ainsi l'enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 mais surtout sur une possible collusion avec la campagne de Donald Trump.

"Pas de collusion Pas d'obstruction (de la Justice) je ne fais que répondre aux coups", a tweeté le président, qui a toujours nié tout lien avec les Russes pour influencer l'issue des élections.

Robert Mueller avait immédiatement écarté Peter Strzok, 48 ans, de son équipe à la découverte des textos anti-Trump.

L'agent lui-même s'est vigoureusement défendu d'avoir laissé ses opinions personnelles influer sur l'exécution de sa mission au sein du FBI.

"Il ne va pas être président, hein? Hein?", lui avait écrit son amante Lisa Page, elle-même employée du FBI, dans un SMS envoyé tard le soir en août 2016.

"Non. Non. On va l'en empêcher", avait-il répondu.

"La décision de le limoger a été prise à cause de la pression politique et pour punir l'agent spécial Strzok d'avoir exercé sa liberté d'expression protégée par le premier amendement, pas à partir d'un examen impartial et indépendant des faits", a accusé son avocat.

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