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Super Rugby: l'équipe japonaise des Sunwolves va disparaître en 2021

Super Rugby: l'équipe japonaise des Sunwolves va disparaître en 2021
L'équipe japonaise des Sunwolves dépitée à la fin du match de Super Rugby contre les Néo-Zélandais des Blues, le 9 mars 2019 à Auckland MICHAEL BRADLEY

L'équipe des Sunwolves, basée à Tokyo, va disparaître du Super Rugby après la saison 2020, ont annoncé vendredi les organisateurs de ce championnat des provinces de l'hémisphère Sud, un coup dur pour le rugby en Asie à six mois de la Coupe du monde au Japon.

Les Sunwolves, créés en 2016 pour tenter de séduire de nouveaux marchés, ne sont pas viables financièrement et la Fédération japonaise de rugby ne pourra plus continuer à financer la franchise après 2020.

Sans les Sunwolves, éternels cuillère de bois du Super Rugby, le championnat retombera donc à 14 équipes en 2021 et reprendra une formule à une poule unique, plutôt que celle avec trois groupes, très décriée, qui se dispute actuellement, a précisé l'instance dirigeante, le Sanzaar (acronyme anglais pour les fédérations de rugby d'Afrique du Sud, de Nouvelle-Zélande, d'Australie et d'Argentine).

Cette décision "n'a pas été prise à la légère", a souligné le patron du Sanzaar Andy Marinos, tout en laissant ouverte la porte à une compétition rassemblant des équipes issues de nations du Pacifique, des Amériques et de Hong Kong.

Les équipes sud-africaines étaient parmi les principales opposantes à cette équipe japonaise qui les contraignait à de très longs déplacements pour aller affronter les Sunwolves à Tokyo ou à Singapour.

L'équipe de Tokyo est apparue en 2016 en même temps que la formation argentine des Jaguares, qui progresse, elle, d'année en année. Le Super Rugby comptait alors 18 franchises, mais deux sud-africaines et une australienne ont disparu l'an passé: le championnat était alors retombé à 15 équipes.

Les Sunwolves sont régulièrement surclassés par leurs opposants et ils n'ont gagné que 7 de leurs 51 matches en Super Rugby. L'équipe est aussi critiquée car, à l'inverse des Jaguares, elle ne fait jouer que peu de joueurs locaux, ce qui pose des questions quant à sa mission de développement des rugbymen japonais.

Plusieurs vedettes du Super Rugby ont toutefois exprimé leurs regrets à l'annonce de cette décision. "Vous voulez toujours développer votre sport, pas seulement dans votre pays mais globalement", a ainsi déclaré Christian Lealiifano, capitaine des ACT Brumbies. "C'est une équipe qui n'a cessé de progresser et qui devient une menace, on ne les bat plus facilement".

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