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Syrie: 31 soldats turcs tués depuis le début de l'offensive, selon l'armée

Syrie: 31 soldats turcs tués depuis le début de l'offensive, selon l'armée
Des soldats turcs dans la région du mont Bersaya, au nord de la ville syrienne d'Azaz près de la frontière avec la Turquie, le 23 janvier 2018Saleh ABO GHALOUN
Syrie

Trente et un soldats turcs ont été tués et 143 blessés depuis le début de l'offensive d'Ankara dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué l'état-major lundi, deux jours après une journée particulièrement meurtrière.

Depuis le début de cette opération baptisée "Rameau d'olivier", le 20 janvier, "31 de nos compagnons d'armes sont tombés en martyrs, 143 ont été blessés", a indiqué l'état-major turc sur son site.

La Turquie a lancé cette offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe qu'elle considère comme "terroriste" mais qui est soutenu par les Etats-Unis contre les jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI).

Les combats entre, d'une part, l'armée turque et ses alliés arabes syriens et, d'autre part, les YPG se déroulent dans la région d'Afrine, un bastion kurde situé dans le nord-ouest de la Syrie.

L'armée turque y a essuyé de lourdes pertes ces derniers jours, sans effectuer d'avancée décisive. Samedi, 11 militaires ont été tués, dont deux dans la destruction d'un hélicoptère.

Outre les soldats turcs, au moins 165 combattants arabes syriens armés par Ankara ont été tués depuis le début de l'offensive, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'armée turque a par ailleurs affirmé lundi avoir "neutralisé au moins 1.369 terroristes" jusqu'à présent, un chiffre invérifiable de façon indépendante et bien supérieur à celui avancé par l'OSDH de 152 membres des YPG tués.

L'OSDH, une ONG qui s'appuie sur un vaste réseau de sources sur le terrain, indique en outre qu'au moins 74 civils ont été tués à Afrine depuis le 20 janvier, pour la plupart dans des frappes turques. Ankara affirme pour sa part ne pas viser les populations.

Enfin, au moins sept civils ont été tués dans des tirs de roquettes contre des villes frontalières turques et imputés par Ankara aux YPG.

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