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Syrie: au moins 3 morts dans un attentat dans la ville kurde de Qamichli

Au moins trois civils ont été tués et neuf blessés dans l'explosion d'une voiture piégée vendredi dans un quartier animé de la ville à majorité kurde de Qamichli dans le nord-est de la Syrie, a indiqué une force kurde locale.

Cet attentat intervient au troisième jour d'une offensive de la Turquie contre une milice kurde dans le nord-est de la Syrie. L'offensive a suscité un tollé international, plusieurs pays mettant en garde contre une résurgence des jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Une voiture piégée garée près d'un restaurant populaire "explosé au moment où des civils, dont des journalistes venus couvrir l'offensive, étaient à l'intérieur", a indiqué la police locale kurde, les Assayech, dans un communiqué.

Des images distribuées par les Forces démocratiques syriennes (FDS) -alliance de combattants kurdes et arabes et principale force armée de la région autonome kurde- montrent des pompiers tentant d'éteindre les flammes.

De nombreux véhicules ont été détruits dans l'attentat qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

Un porte-parole des Assayech, Ali al-Hassan, l'a néanmoins imputé à l'EI.

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a évoqué "des morts et des blessés" sans fournir un bilan précis.

La télévision officielle syrienne a diffusé des images montrant des flammes et des colonnes de fumée noire s'élever dans le ciel à l'endroit de la déflagration.

Les forces kurdes contrôlent la majorité de la ville de Qamichli tandis que les forces du régime syrien tiennent l'aéroport et la plupart des quartiers arabes.

Tout au long du conflit qui déchire la Syrie depuis 2011, la ville a été le théâtre d'attentats meurtriers, dont certains revendiqués par l'EI.

En juillet 2016, au moins 44 personnes ont péri dans une attaque suicide revendiquée par l'EI. Un policier des Assayech a été tué en août dans un attentat également revendiqué par l'EI.

Vaincu en mars par les FDS soutenues par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, l'EI conserve des cellules dormantes dans les régions syriennes anciennement sous son contrôle.

Les forces kurdes détiennent par ailleurs des milliers de jihadistes et membres de leurs familles dans des centres de détention et des camps dans le nord-est syrien.

L'offensive turque contre la principale milice kurde syrienne, les Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale des FDS, ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts et des millions de réfugiés.

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