Quatre morts et des blessés dans des tirs de roquettes à Damas

Quatre morts et des blessés dans des tirs de roquettes à Damas
Des Syriens se tiennent autour d'une voiture carbonisée le 9 mai 2018 sur la place Mayssat à Damas après le tir d'une roquette selon l'agence officielle Sana LOUAI BESHARA
Syrie

Au moins quatre personnes ont été tuées et 24 autres blessées mercredi dans des tirs de roquettes sur deux quartiers de la capitale syrienne, a indiqué l'agence officielle Sana.

"Une roquette tirée par des terroristes (...) a frappé une voiture" sur la place Mayssat, dans le nord-est de Damas, "tuant deux civils et blessant onze autres, parmi lesquels trois femmes", a précisé l'agence, citant une source policière.

"Une autre roquette (...) s'est écrasée dans les étages élevés de la tour de Damas dans le quartier de Marjé (centre), tuant deux personnes et blessant 13 civils", a ajouté l'agence, précisant qu'un des blessés était dans un état critique.

Plus tôt dans la journée, la télévision syrienne avait fait état d'un tir sur la tour de Damas et suggéré que l'explosion sur la place Mayssat était le fait d'une voiture piégée.

Un correspondant de l'AFP avait entendu deux grandes explosions puis vu une voiture totalement calcinée sur la place.

"J'ai entendu une forte détonation avant d'accourir vers les lieux et transporter des blessés vers un hôpital", a témoigné pour sa part Bassam al-Dahni, un habitant qui se trouvait aux abords de la place au moment de l'explosion.

"L'une des victimes est le chauffeur de la voiture qui était également carbonisé", a-t-il précisé à l'AFP.

Ces tirs ont eu lieu alors que le régime de Bachar al-Assad mène depuis le 19 avril une offensive contre les dernières poches du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le sud de la capitale, notamment dans le camp palestinien de Yarmouk et le quartier adjacent de Hajar al-Aswad.

"L'EI lance de manière sporadique des roquettes contre Damas depuis le début de l'offensive", a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Ce bastion de l'EI constitue le dernier fief anti-régime dans la capitale et ses environs qui échappe au contrôle des autorités, après la chute notamment le 14 avril de l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale.

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